Frise chronologique
1184
Premier commandeur templier mentionné
Premier commandeur templier mentionné
1184 (≈ 1184)
Frère Pierre, « preceptor de Moissiaco ».
1307
Dernier commandeur templier
Dernier commandeur templier
1307 (≈ 1307)
Jean de Cormeilles avant la dissolution.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle gothique
Construction de la chapelle gothique
XIIIe siècle (≈ 1350)
Chapelle dédiée à Saint-Christophe, voûtée d’ogives.
1357
Absorption de la Sablonnière
Absorption de la Sablonnière
1357 (≈ 1357)
Extension des possessions hospitalières.
XVIe siècle
Construction du logis Renaissance
Construction du logis Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de tours circulaires et cheminées.
1927
Première inscription MH
Première inscription MH
1927 (≈ 1927)
Protection initiale du site.
2004-2005
Classement définitif
Classement définitif
2004-2005 (≈ 2005)
Protection étendue à tous les bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties non encore inscrites de la commanderie, ses dépendances en totalité et sa porterie située à distance (cad. AB 1, 326) : inscription par arrêté du 23 septembre 2003 - L'ensemble des bâtiments de la commanderie, ainsi que les sols d'assiette correspondants (cad. AB 1) : classement par arrêté du 25 octobre 2004, modifié par arrêté du 25 mars 2005
Personnages clés
| Pierre - Commandeur templier |
Premier mentionné en 1184. |
| Étienne (Stephanus) - Commandeur templier |
Cité en 1222 dans les chartes. |
| Baudoin de Chiry - Commandeur de la baillie |
Responsable en 1283. |
| Guillaume de Braye - Commandeur templier |
Actif vers 1286. |
| Jean de Cernay - Commandeur de la baillie |
En poste vers 1304. |
| Jean de Cormeilles - Dernier commandeur templier |
Mentionné en 1307 avant l’arrestation. |
Origine et histoire
La commanderie de Moisy-le-Temple, située à Montigny-l'Allier dans l’Aisne (Hauts-de-France), est un ensemble architectural marqué par deux périodes majeures : le XIIIe siècle pour sa chapelle gothique dédiée à Saint-Christophe, et le XVIe siècle pour son logis de style Renaissance. Ce monument, initialement propriété des Templiers, passa aux Hospitaliers après la dissolution de l’ordre en 1312. La commanderie absorba progressivement d’autres domaines régionaux, comme ceux de la Sablonnière (1357) ou de Trilbardou (1633), consolidant son importance dans la baillie templière de Picardie.
La chapelle, voûtée d’ogives et ornée de clés sculptées, présente des traces de peintures murales médiévales (faux joints, motifs floraux) et un escalier à vis dans une tour octogonale. Le logis, flanqué de deux tours circulaires, conserve des cheminées Renaissance, tandis que les dépendances (porterie, granges, écuries) illustrent l’organisation économique du site. Classée Monument Historique en 2004-2005, la commanderie témoigne de l’héritage militaire et religieux des ordres monastiques en Picardie, tout en subissant des transformations liées à son usage agricole postérieur (écuries, sol cimenté).
L’histoire de la commanderie est rythmée par ses commandeurs, mentionnés dans les chartes templières entre 1184 et 1307, comme Pierre (1184), Étienne (1222), ou Jean de Cormeilles (1307). Après le procès des Templiers, les Hospitaliers y maintinrent une activité jusqu’à la Révolution. Aujourd’hui propriété privée, le site allie vestiges médiévaux (mur de clôture en pierre, puits) et éléments Renaissance, reflétant son évolution sur quatre siècles. Son inscription puis classement au titre des Monuments Historiques (1927 à 2005) soulignent sa valeur patrimoniale, malgré des dégradations partielles (chapelle transformée en écurie, mur écroulé).