Frise chronologique
avant 1180
Fondation présumée
Fondation présumée
avant 1180 (≈ 1180)
Création avant 1180, fondateurs inconnus
1317
Intégration à la commanderie de Lorraine
Intégration à la commanderie de Lorraine
1317 (≈ 1317)
Rattachée au grand prieuré de Champagne
1511
Indépendance retrouvée
Indépendance retrouvée
1511 (≈ 1511)
Démembrement de la commanderie de Lorraine
4e quart XVIe siècle
Construction du bâtiment actuel
Construction du bâtiment actuel
4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Période de construction attestée
17 avril 1931
Classement monument historique
Classement monument historique
17 avril 1931 (≈ 1931)
Protection de la façade et porte
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade du bâtiment principal et porte à gauche de ce bâtiment : inscription par arrêté du 17 avril 1931
Personnages clés
| Jean Du Bois - Seigneur du fief de l’Espine |
Propriétaire du bâtiment classé en 1931 |
| René II de Lorraine - Duc de Lorraine |
Ordonna la destruction de la maison-forte |
| Jean-François Michel - Historien local |
A démontré l’erreur d’attribution à la commanderie |
Origine et histoire
La Commanderie de Robécourt, située dans le département des Vosges, remonte probablement à une fondation antérieure à 1180, bien que ses origines précises restent obscures. Associée à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle fut intégrée en 1317 à la « commanderie de Lorraine », une entité administrative du grand prieuré de Champagne. Ce regroupement fut dissous en 1511, permettant à Robécourt de retrouver son autonomie et de devenir l’une des commanderies les plus prospères de Lorraine au XVIe siècle.
Le site de Robécourt comprenait initialement trois ensembles : une maison-forte détruite à la fin du XVe siècle sur ordre du duc René II, un hôpital échangé contre un bois (probablement au XVIIe siècle), et un long bâtiment rectangulaire du XVIe siècle, souvent confondu avec la commanderie mais identifié par l’historien Jean-François Michel comme une maison seigneuriale appartenant à Jean Du Bois, seigneur du fief de l’Espine. Ce dernier édifice, classé monument historique en 1931 pour sa façade et sa porte, illustre l’architecture civile de l’époque.
Contrairement à une croyance locale perpétuée par une rue des Templiers, aucune preuve ne confirme la présence de l’ordre du Temple à Robécourt. Les Hospitaliers y jouèrent en revanche un rôle central, comme en témoignent les archives mentionnant leur activité dès 1204 (« Fratres... Hospitalis de domo de Robercort »). Leur héritage se limite aujourd’hui à des traces architecturales et toponymiques, tandis que le bâtiment classé relève davantage de l’histoire seigneuriale lorraine.
La commanderie déclina après le XVIe siècle, mais son souvenir persiste à travers des études historiques et des débats locaux, comme celui opposant en 2017 Jean-François Michel à la base Mérimée sur l’identité réelle du bâtiment protégé. Ce patrimoine s’inscrit dans un territoire marqué par l’agriculture, la sylviculture et une histoire religieuse mouvementée, entre ordres militaires et pouvoir ducal.