Commanderie de Robécourt dans les Vosges

Patrimoine classé Patrimoine Templier Commanderie templière

Commanderie de Robécourt

  • Le Bourg
  • 88320 Robécourt
Crédit photo : Bleurville - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
2000
Avant 1180
Fondation inconnue
1206
Acquisition majeure
1317
Création du grand prieuré
1511
Indépendance retrouvée
XVe siècle
Construction initiale
Fin du XVe siècle
Destruction maison-forte
XVIe siècle
Renouvellement et modifications
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade du bâtiment principal et porte à gauche de ce bâtiment : inscription par arrêté du 17 avril 1931

Personnages clés

Pierre Prêtre de Savigny ayant vendu une maison aux Hospitaliers en 1206.
René d'Aigremont Donateur du bois des Fourches aux Hospitaliers en 1220.
Ferri III Duc ayant concédé des revenus sur les salines de Rosières en 1283.
Pierre de Bauffremont Commandeur attesté vers 1400.
Pierre de Bosredon Commandeur de 1453 à 1468.
Jean de Choiseul du Plessis-Praslin Commandeur vers 1550.
René d'Anglure Commandeur en 1597.
Antoine IV de Stainville Commandeur de 1630 à 1638.
Scipion d'Anglure de Bourlémont Commandeur en 1649.
Charles de Choiseul d'Esquilly Commandeur en 1676.
Benoit de Bouhier Commandeur de 1704 à 1743.
Pierre d'Alsace de Hénin-Liétard Commandeur de 1752 à 1787, ayant établi le terrier de 1769.
Jean Du Bois Possesseur du fief de l'Espine, propriétaire d'une maison seigneuriale à Robécourt.

Origine et histoire de la Commanderie

La commanderie de Robécourt est une commanderie hospitalière de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. On sait peu de choses pour les XIIe et XIIIe siècles ; elle aurait été fondée avant 1180, sans que le fondateur soit connu. En 1206, un prêtre de Savigny nommé Pierre vendit aux Hospitaliers une maison située entre l'hôpital et la maison des religieuses de Sainte‑Marie de Vaux pour 10 £, acquisition qui favorisa le développement de la commanderie. L'établissement comprenait deux sites : la commanderie en bordure du village et un hôpital ou hospice près de l'église. En 1220 René d'Aigremont donna aux Hospitaliers le bois des Fourches, et en 1283 le duc Ferri III leur concéda des revenus sur les salines de Rosières. La commanderie possédait aussi une maison avec chapelle à Épinal, dans le quartier Saint‑Michel. Lors de la création, en 1317, du grand prieuré de Champagne, Robécourt fut associée avec plusieurs commanderies — Saint‑Georges de Lunéville, Libdeau et Laucourt, Xugney, le Vieil‑Aître de Nancy, Vircourt et Norroy‑sur‑Vair — pour former la « commanderie de Lorraine ». Cette « commanderie de Lorraine » servit de chambre prieurale de Champagne : le prieur, résident à Voulaines‑les‑Templiers, y percevait les revenus et y déléguait ses pouvoirs à des commandeurs. En 1511 la « commanderie de Lorraine » fut démantelée ; Robécourt retrouva alors son indépendance et devint l'une des plus riches de Lorraine. Le terrier de 1769, établi à la demande du commandeur bailli Pierre d'Alsace‑Hénin‑Liétard, recense en plus de 2 000 pages manuscrites l'ensemble des possessions et droits de la commanderie. Parmi les commandeurs attestés figurent Pierre de Bauffremont (vers 1400), Pierre de Bosredon (1453‑1468), Jean de Choiseul du Plessis‑Praslin (vers 1550), René d'Anglure (1597), Antoine IV de Stainville (1630‑1638), Scipion d'Anglure de Bourlémont (1649), Charles de Choiseul d'Esquilly (1676), Benoit de Bouhier (1704‑1743) et Pierre d'Alsace de Hénin‑Liétard (1752‑1787). La commanderie aurait été constituée de trois immeubles à Robécourt : une maison‑forte proche d'un petit étang, détruite à la fin du XVe siècle par ordre du duc René II ; un hôpital près de l'église, qui fut ultérieurement échangé contre un bois ; et, au‑dessus de la rue Porot, un vaste immeuble construit autour d'une cour, entouré de murailles et doté de plusieurs tours. Toutefois, d'après les recherches de Jean‑François Michel, cette grande demeure au‑dessus de la rue Porot ne serait pas liée aux frères hospitaliers mais constituerait une maison seigneuriale appartenant à Jean Du Bois, possesseur du fief de l'Espine. Enfin, si une rue des Templiers existe dans le village et portait déjà ce nom au XVIIIe siècle et si la base Mérimée en fait état, certains auteurs estiment cependant que les Templiers n'ont jamais possédé de biens à Robécourt.

Liens externes