Fondation de la commanderie 1265 (≈ 1265)
La commanderie de Saint-Jean est fondée par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
1268
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle 1268 (≈ 1268)
La chapelle dédiée à saint Michel est bénie par Albert le Grand.
1399
Protection de Strasbourg
Protection de Strasbourg 1399 (≈ 1399)
La maison passe sous la protection de la commanderie de Strasbourg.
1407
Construction nouvelle église
Construction nouvelle église 1407 (≈ 1407)
Une nouvelle église dédiée à saint Jean-Baptiste est édifiée.
1565
Nouveau bâtiment
Nouveau bâtiment 1565 (≈ 1565)
Jean Holl fait élever un nouveau bâtiment par l'architecte Michel Sindelin.
1632
Dommages de guerre
Dommages de guerre 1632 (≈ 1632)
La commanderie est gravement endommagée lors du bombardement par les Suédois.
1747
Nouvel autel
Nouvel autel 1747 (≈ 1747)
Un nouveau maître-autel est installé dans l'église.
XIXe siècle
Ajouts architecturaux
Ajouts architecturaux XIXe siècle (≈ 1865)
Deux tourelles d'angle et une coursière sont ajoutées.
1931
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1931 (≈ 1931)
L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Commanderie de Saint-Jean (ancienne) : inscription par arrêté du 29 avril 1931
Personnages clés
Albert le Grand
Personnalité religieuse ayant béni la chapelle en 1268.
Jean Holl
Commandeur de Strasbourg ayant fait élever un nouveau bâtiment en 1565.
Michel Sindelin
Architecte responsable de la construction du nouveau bâtiment en 1565.
Origine et histoire de la Commanderie de Saint-Jean
La commanderie de Saint-Jean, située 10 boulevard Leclerc à Sélestat, a été fondée par l'ordre de Saint‑Jean de Jérusalem en 1265. Sa chapelle, dédiée à saint Michel, fut bénie en 1268 par Albert le Grand. En 1399, la maison passe sous la protection de la commanderie de Strasbourg et devient un prieuré. Une nouvelle église dédiée à saint Jean‑Baptiste est édifiée en 1407 ; la chapelle primitive est alors réemploi comme chœur. Le domaine s'agrandit dans les années suivantes et les prêtres établissent une école avec internat ; jusqu'en 1560, ils logent dans une maison construite vers 1410, dite Ritterhof (3 place du Vieux‑marché aux Vins). En 1565, le commandeur de Strasbourg Jean Holl fait élever un nouveau bâtiment par l'architecte Michel Sindelin, qui meurt pendant les travaux ; l'édifice est achevé en 1566 mais porte la date 1565. Une porte dans le mur de clôture porte la date 1559, peut‑être issue d'une campagne partielle. La commanderie est gravement endommagée en 1632 lors du bombardement par les Suédois : la toiture du chœur s'effondre et le campanile est détruit. Après la guerre, le chevet est démoli à la demande du magistrat de Sélestat et une partie du domaine est cédée pour la construction d'une nouvelle enceinte et le percement d'une rue prolongeant la place du Vieux‑marché aux Vins. À l'intérieur de l'église, un jubé est élevé pour séparer la nef d'un chœur factice, et un nouveau maître‑autel est installé en 1747. L'église est fermée en 1792 et le domaine vendu à des particuliers ; la ville rachète l'ensemble en 1806 pour y installer un collège secondaire, aménageant des salles de classe en recoupant l'église par un plancher ; le collège reste sur place jusqu'en 1910. Au XIXe siècle, deux tourelles d'angle et une coursière sont ajoutées sur l'élévation postérieure du bâtiment de 1565, et la toiture est remaniée. L'église est détruite dans la première moitié du XXe siècle. Des restaurations du bâtiment de 1565 débutent en 1970 ; à partir de 1984 il accueille les services techniques municipaux et l'office de tourisme jusqu'en 2019. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1931.
Le bâtiment, attribué à Michel Sindelin, est un des plus importants exemples de la Renaissance à Sélestat ; son architecture, typique de la seconde moitié du XVIe siècle, montre une influence italienne. L'ensemble forme un rectangle flanqué au centre d'une tour d'escalier qui présente une porte gothique contrastant avec les autres ouvertures de style Renaissance. L'escalier hélicoïdal, réalisé en limon, porte de nombreuses marques de tailleurs de pierre. L'intérieur a été remanié au fil des siècles, mais l'oriel conserve ses voûtes d'origine, et la voûte du rez‑de‑chaussée porte les armes de Jean Holl.
Devenir actuel
Le bâtiment est restauré dans les années 1970 pour accueillir l'office de tourisme à partir de 1984.