Frise chronologique
1173
Don aux Templiers
Don aux Templiers
1173 (≈ 1173)
Henri II cède le domaine
XIIe siècle
Fondation de la commanderie
Fondation de la commanderie
XIIe siècle (≈ 1250)
Création sous Henri Ier Beauclerc et Mathilde
1307-1314
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1307-1314 (≈ 1311)
Après dissolution des Templiers
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Conséquence de la Révolution
27 décembre 1972
Inscription monument historique
Inscription monument historique
27 décembre 1972 (≈ 1972)
Protection des vestiges médiévaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grange dimière ; restes de la chapelle ; cave voûtée ; puits (cad. AD 117) : inscription par arrêté du 27 décembre 1972
Personnages clés
| Henri Ier Beauclerc - Duc de Normandie et roi d'Angleterre |
Ancien propriétaire du territoire |
| Mathilde l'Emperesse - Fille d'Henri Ier |
Héritière du domaine avant 1173 |
| Henri II Plantagenêt - Roi d'Angleterre |
Donateur aux Templiers en 1173 |
| Philippe le Bel - Roi de France |
Responsable de la dissolution des Templiers |
| Frédéric Epaud - Chercheur en histoire médiévale |
A étudié sa charpente en 2011 |
Origine et histoire
La commanderie de Sainte-Vaubourg est un édifice médiéval situé à Val-de-la-Haye, en Seine-Maritime. Fondée au XIIe siècle, elle est d’abord rattachée à l’ordre des Templiers après avoir appartenu à Henri Ier Beauclerc et Mathilde. En 1173, Henri II offre officiellement le domaine aux Templiers, marquant son entrée dans les possessions de l’ordre militaire et religieux.
Après la dissolution de l’ordre du Temple par Philippe le Bel, la commanderie passe aux mains des chevaliers de Malte, qui en assurent la gestion jusqu’à la Révolution française. Le domaine est alors vendu comme bien national, mettant fin à son rôle religieux et militaire. Aujourd’hui, il conserve des vestiges remarquables, dont une grange dîmière du XIIe siècle et une chapelle en ruines.
Le site est inscrit aux monuments historiques depuis le 27 décembre 1972, protégeant ses éléments les plus emblématiques : la grange dîmière à trois nefs, les restes de la chapelle du XIIIe siècle, une cave voûtée du XVIe siècle et un puits. Une plaque de cheminée en fonte du XIVe siècle, toujours présente, témoigne de son riche passé. Les vitraux de la chapelle, sauvés de la destruction révolutionnaire, ont été transférés dans des églises voisines.
La grange dîmière, particulièrement bien conservée, illustre l’architecture agricole médiévale avec sa charpente et sa couverture en tuiles. Les ruines de la chapelle, détruites sous la Révolution, rappellent le rôle spirituel du site, tandis que les éléments souterrains (cave, puits) évoquent la vie quotidienne des occupants. Le chemin des Templiers, actuel nom de la voie d’accès, perpétue la mémoire de ses fondateurs.
Les recherches historiques, comme celles de Frédéric Epaud en 2011, soulignent l’importance de sa charpente dans l’étude des techniques de construction du Grand Ouest français. Aujourd’hui propriété privée, la commanderie allie patrimoine médiéval et réutilisation contemporaine, bien que son accès au public reste limité.