Frise chronologique
1140
Fondation templière
Fondation templière
1140 (≈ 1140)
Don du terrain par les chevaliers de Penne.
1303
Soutien à Philippe le Bel
Soutien à Philippe le Bel
1303 (≈ 1303)
Bernard de la Roche signe l’acte pro-royal.
1312
Dissolution des Templiers
Dissolution des Templiers
1312 (≈ 1312)
Transfert aux Hospitaliers de Saint-Jean.
1910
Effondrement du donjon
Effondrement du donjon
1910 (≈ 1910)
Perte du bâtiment emblématique haut de 20m.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique
1927 (≈ 1927)
Protection des vestiges par l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre Humbert - Premier prieur templier |
Fonda la commanderie en 1140. |
| Fort Sans - Maître de la baillie |
Administra Vaour jusqu’en 1192. |
| Gaillard de Pradines - Commandeur en 1248 |
Géra Vaour, Montricoux et La Capelle. |
| Bernard de la Roche - Commandeur en 1303 |
Soutien à Philippe le Bel. |
Origine et histoire
La commanderie de Vaour, située dans le Tarn à 80 km au nord-est de Toulouse, fut fondée en 1140 par les chevaliers de Penne, qui cédèrent un terrain à Pierre Humbert. Ce site templier, entouré d’un mur d’enceinte trapézoïdal, abritait une dizaine de chevaliers, tandis que d’autres dépendances (Montricoux, Cahors, Lacapelle-Livron) complétaient leur réseau. Exonérés de taxes seigneuriales en échange de leur protection, les Templiers étendirent leur influence sur sept cantons et le Quercy, grâce aux dons des religieux de Septfonds, Chancelade, et du comte de Toulouse.
En 1303, le commandeur Bernard de la Roche soutint Philippe le Bel dans son conflit contre le pape Boniface VIII, marquant un tournant politique. Après la dissolution de l’ordre du Temple en 1312, la commanderie passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui la conservèrent jusqu’à la Révolution. Le donjon, haut de 20 mètres et coiffé de hourds, s’effondra en 1910, mais le site fut classé monument historique en 1927. L’organisation spatiale incluait une église au rez-de-chaussée du donjon, une grange à contreforts (aujourd’hui salle de spectacle), et une tour octogonale donnant accès aux appartements du commandeur.
Les possessions templières locales comprenaient Marnaves, Lintin, et un monastère à Amarens. Parmi les commandeurs notables figurent Pierre Humbert (premier prieur en 1143), Fort Sans (maître de la baillie, †1192), et Gaillard de Pradines (1248), qui administraient Vaour ainsi que Montricoux et La Capelle. Après les Templiers, les Hospitaliers perpétuèrent son usage jusqu’au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, la grange restaurée accueille des événements culturels gérés par l’association l’Été de Vaour, perpétuant son ancrage local.
L’architecture reflète une double vocation militaire et religieuse : la dalle à rigole découverte sur place suggère un culte lié à l’eau, tandis que les bâtiments (réfectoire, cuisine avec four à pain) illustrent la vie communautaire. La commanderie, stratégiquement placée sur une butte, dominait les routes entre Albi et Montauban, jouant un rôle clé dans la protection des populations et des pèlerins durant le Moyen Âge.