Fondation de l'ordre 1113 (≈ 1113)
Fondation de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
1167
Acquisition de la terre
Acquisition de la terre 1167 (≈ 1167)
L'ordre des Hospitaliers acquiert une terre à Écuélin.
1224
Création de la commanderie
Création de la commanderie 1224 (≈ 1224)
La maison d'Écuélin devient une commanderie-hôpital.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la chapelle romane, rare exemple d'architecture en Avesnois.
1763
Reconstruction de la ferme
Reconstruction de la ferme 1763 (≈ 1763)
Une ferme est reconstruite selon un plan à cour fermée.
1791
Construction de l'étable
Construction de l'étable 1791 (≈ 1791)
Construction de l'étable avec un porche relié au logis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. U 51) : inscription par arrêté du 31 décembre 1999
Origine et histoire de la Commanderie des Hospitaliers d'Écuélin
L'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, fondé en 1113, possédait à Écuélin une terre acquise en 1167 auprès du chapitre de Maubeuge, propriété antérieure des chanoinesses de Maubeuge. Dès 1224, la maison devint une commanderie-hôpital accueillant les pèlerins en route pour la Terre Sainte ; il n'en subsiste aujourd'hui que la chapelle. La chapelle présente un plan quadrangulaire de 8 x 5 mètres, un chevet plat orienté à l'est et une maçonnerie épaisse en moellons équarris assisés, dont le parement est partiellement arraché et les angles soulignés par des besaces en pierre taillée. La façade occidentale est un mur pignon à trois niveaux séparés par un codon larmier et fut autrefois ornée de redents en brique. La porte en plein cintre, surmontée d'un tympan aveugle, repose sur deux consoles moulurées. Au deuxième niveau s'ouvre une baie en plein cintre à double ébrasement, et des fenêtres semblables percent la partie haute des murs latéraux et du chevet. Cet édifice, rare exemple d'architecture romane en Avesnois, témoigne encore aujourd'hui de l'œuvre des Chevaliers du Temple dans le Nord de la France. Au XVIIIe siècle, une ferme fut reconstruite selon un plan à cour fermée. La porte sur rue du logis est surmontée d'un blason bûché et de la date 1763. Le pignon sur rue de l'étable, reliée au logis par un porche, porte la date 1791 formée en brique dans le calcaire marbrier. Sur le pignon en brique de la grange figurent les initiales HM et les dates 1857-1918.