Frise chronologique
1136
Fondation de la commanderie
Fondation de la commanderie
1136 (≈ 1136)
Par Arnaud de Bedos, début des travaux.
1137-1151
Construction de la commanderie
Construction de la commanderie
1137-1151 (≈ 1144)
Période principale des travaux templiers.
XVIIIe siècle
Construction maison des Notaires
Construction maison des Notaires
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de l’élévation ouest et bâtiment attenant.
28 décembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Commanderie ; façades et toitures de la maison des Notaires (cad. AB 136, 137) : classement par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Arnaud de Bedos - Fondateur de la commanderie |
Initiateur des travaux en 1136. |
Origine et histoire
La Commanderie des Templiers de Richerenches, fondée en 1136 par Arnaud de Bedos, est un édifice médiéval dont la construction s’échelonna de 1137 à 1151. Elle comprend une grange voûtée en berceau brisé, caractéristique de l’architecture templière du XIIe siècle. Ce site, situé dans l’enclave des papes, jouxtait une fonction à la fois religieuse, militaire et agricole, reflétant le rôle central des commanderies dans l’organisation territoriale et économique de l’Ordre du Temple.
La maison des Notaires, édifiée au XVIIIe siècle, est un bâtiment attenant à la commanderie, marqué par une élévation ordonnancée et une cheminée d’époque. Classée avec la commanderie au titre des monuments historiques depuis 1984, elle illustre l’évolution de l’usage des lieux, passant d’un site templier à un espace civil lié à l’administration locale. Sa structure, avec un étage carré et des façades typiques du siècle des Lumières, contraste avec l’austérité médiévale de la commanderie.
Un projet contemporain vise à rénover la maison des Notaires (toiture, murs, menuiseries) grâce à un cofinancement incluant la Fondation de France et la municipalité. Après travaux, le rez-de-chaussée accueillera la Maison de la Truffe, soulignant le lien entre patrimoine historique et dynamisme économique local. Ce projet s’inscrit dans une volonté de valorisation touristique et culturelle du site, tout en préservant son intégrité architecturale.
Les deux édifices, propriété de la commune, sont protégés pour leurs façades et toitures (arrêté du 28 décembre 1984). Leur localisation dans le Vaucluse, au cœur de la Provence, en fait des témoins privilégiés des strates historiques de la région, des croisés templiers à l’Ancien Régime, en passant par les enjeux contemporains de préservation.