Frise chronologique
début XIIIe siècle
Fondation de la chapelle templière
Fondation de la chapelle templière
début XIIIe siècle (≈ 1304)
Construction du chœur actuel, chevet plat.
1312
Transfert aux Hospitaliers
Transfert aux Hospitaliers
1312 (≈ 1312)
Passage sous la commanderie des Épeaux.
XIVe siècle
Agrandissement et voûtes gothiques
Agrandissement et voûtes gothiques
XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout de croisées d'ogives, croix de Malte.
1624
Cloche classée
Cloche classée
1624 (≈ 1624)
Classement au titre objet en 1944.
1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1992 (≈ 1992)
Protection des deux travées du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux travées du choeur, à l'exclusion de la nef moderne (cad. A 1029) : inscription par arrêté du 3 mars 1992
Personnages clés
| Pierre de Limoges - Commandeur templier du Deffend |
Sergeant vers 1286-1287. |
| Guillaume le Chandelier - Commandeur templier du Deffend |
Sergeant vers 1305-1307. |
| Jean Arnaud - Commandeur hospitalier du Deffend |
Mentionné en 1370 et 1373. |
Origine et histoire
La commanderie Saint-Jean du Tâtre, située à Le Tâtre en Charente, est une ancienne commanderie templière devenue hospitalière après la dissolution de l'ordre du Temple. Bien que sa date de fondation exacte soit inconnue, son origine templière est attestée. Elle était située près d'une voie secondaire des chemins de Compostelle, soulignant son importance pour les pèlerins. Le commandeur du Tâtre exerçait des droits seigneuriaux, incluant la basse, moyenne et haute justice, ce qui reflète son influence locale.
La chapelle templière, datant du début du XIIIe siècle, correspond à l'actuelle église paroissiale Saint-Jean. Après la suppression des Templiers, la commanderie fut transférée aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dépendant de la commanderie des Épeaux. Au XIVe siècle, l'édifice fut agrandi et devint le siège de la paroisse. Des modifications architecturales, comme le remplacement des voûtes romanes par des croisées d'ogives ornées d'une croix de Malte, datent de cette période. Une cloche de 1624, classée monument historique, et des restaurations aux XIXe et XXe siècles marquent son évolution.
La commanderie était liée à une autre fondation templière voisine, la commanderie du Deffend, située à moins de 500 mètres. Cette dernière, mentionnée dans des procès-verbaux templiers et des enquêtes pontificales du XIVe siècle, fut rattachée aux Hospitaliers avant de disparaître après la Révolution. Les deux sites pourraient avoir formé une seule entité à l'origine. Aujourd'hui, seuls des vestiges et des traces toponymiques, comme le « champ du gouverneur », rappellent leur existence.
L'église actuelle conserve des éléments médiévaux, comme le chevet plat et une baie romane à colonnettes. Les deux travées du chœur, inscrites aux monuments historiques depuis 1992, illustrent son héritage architectural. La commanderie joua un rôle religieux, seigneurial et économique, avec des moulins et des terres attachés à son domaine, avant de décliner après le Moyen Âge.