Frise chronologique
1313
Transfert aux Hospitaliers
Transfert aux Hospitaliers
1313 (≈ 1313)
Passage à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Fin du XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Fondation templière avec peintures murales inachevées.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1796 (≈ 1796)
Transformée en ferme après la Révolution.
XIXe siècle
Rénovations et adjonctions
Rénovations et adjonctions
XIXe siècle (≈ 1865)
Plancher dans la chapelle, bâtiment agricole.
13 février 2002
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle
13 février 2002 (≈ 2002)
Protection au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le corps de logis de l'ancienne commanderie, en totalité (cad. AB 3) : inscription par arrêté du 27 mars 2001 - La chapelle en totalité (cad. AB 2) : classement par arrêté du 13 février 2002 - Le sol des parcelles d'emprise de l'ancienne commanderie (cad. AB 2, 3) : inscription par arrêté du 13 février 2002
Personnages clés
| Philippe IV le Bel - Roi de France |
A dissous l’ordre du Temple en 1307. |
| Villard de Honnecourt - Maître d’œuvre médiéval |
Inspiration des peintures de la chapelle. |
| René Le Grand de Mercey - Propriétaire privé (1910) |
Acquéreur de la chapelle au XXe siècle. |
Origine et histoire
La commanderie Sainte-Catherine de Montbellet, située dans le hameau de Mercey à Montbellet (Saône-et-Loire), est un ensemble architectural issu d’une ancienne commanderie templière. Fondée à la fin du XIIIe siècle, elle comprend un corps de logis du XVe siècle (remanié au XIXe) et une chapelle à nef unique, voûtée d’ogives et ornée de peintures murales inachevées représentant les douze apôtres et quatre saintes. Ces fresques, inspirées du maître d’œuvre Villard de Honnecourt, auraient été interrompues lors de la dissolution de l’ordre du Temple par Philippe IV le Bel en 1307.
Après la condamnation des Templiers en 1313, la commanderie fut transférée aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui la conservèrent jusqu’à la Révolution. Le site, incluant chapelle, logis, granges et écuries, fut vendu comme bien national en 1796 et transformé en ferme. Au XIXe siècle, un plancher divisa la chapelle, et un bâtiment agricole y fut adjoint. La propriété, toujours privée (famille Le Grand de Mercey), ne se visite pas.
La chapelle est classée Monument historique depuis 2002 pour ses peintures murales exceptionnelles, tandis que le logis et le sol de l’emprise sont inscrits. Les archives mentionnaient autrefois des titres de fondation et des documents relatifs à la chapelle, aujourd’hui disparus. Les contreforts extérieurs et le plan rectangulaire de la chapelle, ainsi que son orientation nord-est, en font un exemple rare d’architecture templière préservée.
Les peintures, bien que fragmentaires, offrent un témoignage unique des techniques artistiques du XIIIe siècle, avec des figures en taille réelle et des arcs trilobés peints. Leur état inachevé et les lignes de construction visibles soulèvent des questions sur les circonstances de leur abandon, probablement liées à la répression contre les Templiers. La commanderie, centre économique et judiciaire, percevait cens et droits seigneuriaux sur un vaste territoire.
Aujourd’hui, le site reste un témoignage majeur de la présence templière en Bourgogne, malgré sa vocation agricole actuelle. Les protections successives (1928 pour la chapelle, annulée puis renouvelée en 2001-2002) soulignent son importance patrimoniale. Les recherches historiques, comme celles de Gabriel Jeanton (1916) ou Marc Thibout (1950), ont contribué à documenter son histoire et ses particularités architecturales.