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Complexe sanatorial des Bas-Buissons à Dreux dans l'Eure-et-Loir

Complexe sanatorial des Bas-Buissons

    17 Rue de la Muette
    28100 Dreux
Propriété de la commune
Complexe sanatorial des Bas-Buissons
Complexe sanatorial des Bas-Buissons
Complexe sanatorial des Bas-Buissons
Complexe sanatorial des Bas-Buissons
Crédit photo : Kilyann Le Hen - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1928-1932
Construction du sanatorium
1935
Ajout de la maison de convalescence
1940-1945
Seconde Guerre mondiale
1956
Début de la désaffectation
1990
Fermeture définitive
2021-2022
Réhabilitation et classement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures des parties bâties de l’ancien complexe sanatorial et les parties non bâties correspondant aux jardins et au potager, le tout situé 19 et 21 rue de la Muette, sur les parcelles 19, 20, 21, 22, 23, 24, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 40, 42, 43, 45, 46, 47, 53, 54, 56, 57, 61, 286 et 288 section BW : inscription par arrêté du 11 avril 2022 modifiée par arrêté du 26 décembre 2022

Personnages clés

Maurice Viollette - Maire de Dreux (1908-1959) Initiateur du projet sanatorial.
Georges Beauniée - Architecte municipal Co-concepteur du sanatorium.
André Sarrut - Architecte parisien Lauréat du concours de 1928.
Gabriel Roche - Directeur pendant la guerre Résistant sauvant des Juifs.
Thérèse Viollette - Épouse de Maurice Viollette Préventorium nommé en son honneur.

Origine et histoire

Le sanatorium des Bas-Buissons, situé dans le bois de la Muette à Dreux (Eure-et-Loir), fut construit entre 1928 et 1932 par les architectes Georges Beauniée et André Sarrut sous l’impulsion du maire Maurice Viollette. Destiné à lutter contre la tuberculose pulmonaire, il comprenait la clinique Laennec (sanatorium) et le préventorium Thérèse Viollette. Conçu pour accueillir jusqu’à 1 000 patients, principalement des enfants, il utilisait des solariums comme traitement principal. Son architecture moderne, de style Art déco, optimisait l’ensoleillement grâce à des pavillons allongés (jusqu’à 370 mètres pour le pavillon Pasteur).

Durant son apogée dans les années 1930, le sanatorium joua un rôle clé dans la santé publique, bien que sa capacité ne fût jamais pleinement atteinte. Pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), son directeur Gabriel Roche sauva des Juifs en falsifiant des certificats médicaux sous le régime de Vichy. Dès 1945, le déclin s’amorça avec les progrès médicaux : désaffecté en 1956, il servit ensuite de maison de retraite (1962-1980) puis d’accueil pour maladies rares jusqu’aux années 1980. Abandonné en 1990, il devint un lieu hanté réputé, entouré de légendes (comme celle d’une fillette de 14 ans).

Racheté par la ville de Dreux en 1999 pour un franc symbolique, le site fut partiellement classé monument historique en 2022. Un projet de réhabilitation (100 millions d’euros) fut lancé en 2021 pour le transformer en pôle résidentiel, hôtelier et culturel, incluant appartements, spa, écolodges et résidences d’artistes. Le pavillon Laennec est déjà devenu un Centre maternel. Le site, entouré de murs depuis 2021 pour des raisons de sécurité, incarne à la fois un patrimoine médical et une mémoire collective douloureuse.

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