Crédit photo : Eric Gaba (Sting - fr:Sting) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
68000 Colmar, 17 Place de la Cathédrale
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
…
1900
2000
1286
Première mention de la chapelle Saint-Jacques
Première mention de la chapelle Saint-Jacques 1286 (≈ 1286)
Chapelle devenue ossuaire en 1308.
1533
Suppression définitive du cimetière
Suppression définitive du cimetière 1533 (≈ 1533)
Édit impérial interdisant les cimetières en ville.
1575
Construction du corps de garde
Construction du corps de garde 1575 (≈ 1575)
Par Melchior Beier, style Renaissance rhénane.
1577–1582
Édification de la loggia
Édification de la loggia 1577–1582 (≈ 1580)
Lieu de serments et condamnations magistrales.
5 juillet 1958
Classement partiel aux Monuments Historiques
Classement partiel aux Monuments Historiques 5 juillet 1958 (≈ 1958)
Façades, toitures, escalier et grande salle.
12 décembre 1991
Classement de l’ancienne crypte-ossuaire
Classement de l’ancienne crypte-ossuaire 12 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection du vestige médiéval.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier ; pièces du premier étage formant l'ancienne grande salle décorée (cad. BN 30) : classement par arrêté du 5 juillet 1958 ; Ancienne crypte-ossuaire (cad. BN 30) : classement par arrêté du 12 décembre 1991
Personnages clés
Melchior Beier - Maître d’œuvre
Constructeur du corps de garde (1575).
Michel Berck - Maître d’œuvre
Associé à la crypte-ossuaire.
Origine et histoire du Corps de garde
Le corps de garde de Colmar, situé au 17 place de la Cathédrale, occupe l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Jacques, mentionnée pour la première fois en 1286. Cette chapelle, convertie en ossuaire en 1308 après la suppression partielle de son cimetière, fut définitivement abolie en 1533 par un édit impérial interdisant les cimetières en ville. Les arches de la chapelle sont encore visibles sur le mur arrière de l’édifice actuel.
Construit en 1575 sous la direction du maître d’œuvre Melchior Beier, le corps de garde intégrait une loggia (1577–1582) où le Magistrat prêtaient serment et prononçait des condamnations. Initialement prévu comme hôtel de ville, le bâtiment servit ensuite de logement pour la garde municipale. Son architecture de style Renaissance rhénane se distingue par un portail à colonnes toscanes, un fronton orné de volutes, et une loggia aux motifs sculptés (palmettes, écus, têtes).
L’édifice conserve des éléments remarquables : une crypte-ossuaire classée en 1991, un escalier à vis en bois, et une grande salle du premier étage aux décors peints d’origine (dont une poutre gravée MDLXXV). Les façades, toitures et cette salle furent classées monuments historiques dès 1958. Un passage étroit, autrefois nommé Kragengässlein, relie la place de la Cathédrale à la rue des Marchands, où se tenait un marché aux noix.
Le corps de garde illustre la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance à Colmar, mêlant héritage religieux (ossuaire médiéval) et fonctions civiques (justice, police). Son portail et sa loggia comptent parmi les joyaux de l’architecture rhénane, témoignant de l’influence des modèles italiens adaptés aux traditions locales.
Propriété de la commune, le monument est aujourd’hui un symbole du patrimoine alsacien, protégé pour ses façades, son escalier, et ses décors intérieurs. Les architectes Melchior Beier (corps de garde) et Michel Berck (crypte) y ont laissé leur empreinte, associant savoir-faire gothique et innovations Renaissance.