Début des constructions côtières 1699 (≈ 1699)
L'ingénieur Ricard chargé des corps de garde.
1705
Organisation des capitaineries
Organisation des capitaineries 1705 (≈ 1705)
13 capitaineries et 70 corps de garde.
1738 ou 1778
Suppression des capitaineries
Suppression des capitaineries 1738 ou 1778 (≈ 1778)
Fin progressive du système défensif.
1815
Désaffectation des cabanes
Désaffectation des cabanes 1815 (≈ 1815)
Abandon définitif des corps de garde.
17 avril 1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 avril 1987 (≈ 1987)
Protection du corps de garde et latrines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de garde de la Jetée, y compris les latrines attenantes situées à l'extrémité de la jetée ouest fermant l'avant-port (cad. BD 36) : inscription par arrêté du 17 avril 1987
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Initiateur du réseau de surveillance.
Ingénieur Ricard - Responsable des constructions
Chargé des corps de garde en Avranchin.
Origine et histoire du Corps de garde de la jetée
Le corps de garde de la jetée de Granville est un édifice militaire construit au XVIIIe siècle, intégré à un réseau de surveillance côtière initié par Vauban à la fin du XVIIe siècle. Ces constructions visaient à protéger les côtes normandes, notamment dans l'Avranchin, où l'ingénieur Ricard fut chargé de leur réalisation dès 1699. En 1705, treize capitaineries, chacune regroupant un millier d'hommes, supervisaient soixante-dix corps de garde le long du littoral. Ces structures furent progressivement désaffectées après la suppression des capitaineries en 1738 ou 1778, selon les sources, et définitivement abandonnées en 1815.
Le corps de garde de Granville, situé sur le quai Sud, inclut un bâtiment principal ainsi que des latrines attenantes. Il fut inscrit aux monuments historiques le 17 avril 1987 pour son rôle dans l'histoire militaire et architecturale locale. Ce monument illustre l'organisation défensive des côtes sous l'Ancien Régime, marquée par une surveillance rigoureuse des accès maritimes.
Les corps de garde côtiers, comme celui de Granville, s'inscrivaient dans une stratégie plus large de contrôle territorial. Leur construction répondait aux craintes d'invasions ou de contrebande, fréquentes dans une région comme la Normandie, exposée aux flux maritimes. Leur désaffectation au XIXe siècle reflète l'évolution des besoins militaires et des techniques de défense, ainsi que les changements politiques post-révolutionnaires.