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Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay dans la Manche

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fortification

Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay

  • 33 Rue des Mares
  • 50430 Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay
Crédit photo : ERNOUF Guillaume - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
50430 Saint-Germain-sur-Ay, 33 Rue des Mares

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1669
Commande royale des corps de garde
1705
Création de la compagnie garde-côtes
1793
Menace d'invasion anglaise
1949
Transformation en chapelle
1977-1987
Restauration du monument
23 avril 1992
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de garde (ancien) , dit Chapelle du Corps de Garde (cad. B 526) : inscription par arrêté du 23 avril 1992

Personnages clés

Pierre Mangon du Houguet - Historien normand A documenté les fortifications côtières.
Maître d’œuvre « P. » - Constructeur du corps de garde Bâtit neuf corps de garde en 1669.
Michel Pinel - Historien local Propose une datation alternative (1900).
Louis Le Blond - Historien Atteste du corps de garde de 1669.
René Féret - Réalisateur Tourna une scène en 1984.

Origine et histoire du Corps de garde

Le corps de garde de Saint-Germain-sur-Ay, aussi appelé chapelle Notre-Dame-du-Rosaire ou chapelle du Grapillon, est un bâtiment fortifié du XVIIe siècle situé dans la Manche, en Normandie. Construit pour surveiller le littoral, il servit d’abord aux milices garde-côtes puis aux douaniers. Ce monument, inscrit aux monuments historiques, témoigne des mesures de sécurisation du Cotentin face aux invasions étrangères, notamment anglaises, saxonnes et scandinaves.

En 1669, le roi et le gouverneur commandent la construction de vingt corps de garde le long des côtes, dont celui de Saint-Germain-sur-Ay, bâti par un maître d’œuvre identifié seulement par l’initiale « P. ». Ce dernier, rémunéré 140 livres, participa aussi à huit autres ouvrages similaires dans la région, comme ceux de Carteret ou Flamanville. Les archives de l’historien Pierre Mangon du Houguet, aujourd’hui perdues, ont permis de reconstituer cette campagne de fortifications.

La compagnie des garde-côtes de Saint-Germain-sur-Ay est créée en 1705 sous l’autorité de la capitainerie de Portbail. Composée de dix hommes âgés de 16 à 60 ans, elle était dirigée par un capitaine et un lieutenant, chargés de lever jusqu’à mille hommes en temps de guerre. Le corps de garde, équipé d’un âtre et de fenêtres meurtrières, abritait ces miliciens qui s’y relayaient jour et nuit. Son emplacement reculé, à une lieue de la mer, est confirmé par des documents du XVIIIe siècle.

Les débats sur la datation du bâtiment persistent. Selon Michel Pinel, le corps de garde actuel daterait plutôt de 1900 et aurait servi aux douanes, tandis que l’original de 1669, situé à la pointe du banc, aurait disparu. Une carte de 1831 montre d’ailleurs des ruines à l’emplacement actuel, suggérant une reconstruction ou un déplacement. En 1793, face à la menace d’une invasion anglaise, la municipalité de La Haye-du-Puits exigea même la construction d’un second corps de garde près du « Bu du Banc ».

Transformé en chapelle après la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment devint en 1949 un lieu de procession chrétienne le 15 août. Menacé par l’érosion marine, il fut sauvé entre 1977 et 1987 par un comité de sauvegarde qui consolida ses fondations. En 1984, le réalisateur René Féret y tourna une scène de son film Le Mystère Alexina. Aujourd’hui, l’édifice en pierre, de forme quasi carrée (3,80 m x 3,30 m), conserve ses fenêtres meurtrières et son âtre d’origine, ainsi qu’un autel dédié à la Vierge Marie.

Liens externes

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