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Cour d'appel de Riom dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé
Palais
Palais de justice

Cour d'appel de Riom

    Cour d'appel
    63200 Riom
Propriété de l'Etat
Cour dappel de Riom
Cour dappel de Riom
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Cour dappel de Riom
Crédit photo : Matthieu Perona - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
4e quart XIVe siècle
Origines du palais
1542-1552
Siège des juridictions royales
1790
Tribunal de district
18 mai 1804
Création de la cour d’appel
1820-1841
Reconstruction par Degeorge
19 février–15 avril 1942
Procès de Riom
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La Sainte-Chapelle et l'escalier d'honneur (cad. BY 132) : classement par arrêté du 16 mai 1979 - La Cour d'appel, sauf les parties déjà classées (cad. BY 132) : inscription par arrêté du 16 mai 1979

Personnages clés

Claude-François-Marie Attiret - Architecte Aménage le tribunal post-Révolution (1790).
Guillaume-Thérèse-Antoine Degeorge - Architecte en chef Reconstruit le palais (1820-1841).
Napoléon Bonaparte - Premier Consul Soutient la création du tribunal supérieur (1800).
Napoléon III - Empereur Visite la cour en 1862.
Aymon Mallay - Architecte adjoint Poursuit la restauration de la Sainte-Chapelle (1848).
Jean-Dominique Alzuyeta - Magistrat Auteur d’arrêts au style pittoresque.

Origine et histoire

La cour d'appel de Riom, située dans l’ancien palais des ducs d’Auvergne, est un monument judiciaire majeur dont l’histoire remonte au 4e quart du XIVe siècle. Ce palais abritait initialement les principales juridictions royales d’Auvergne, dont la généralité de Riom (créée en 1542), la sénéchaussée d’Auvergne (1551) et le présidial (1552). Après la Révolution, le bâtiment fut transformé en tribunal de district (1790), puis en tribunal supérieur en 1800 grâce à l’appui de Bonaparte. La cour d’appel y fut officiellement installée par le Sénatus-consulte du 18 mai 1804, prenant successivement les noms de Cour Impériale (1811) et Cour Royale (1814).

Entre 1820 et 1841, l’architecte Guillaume-Thérèse-Antoine Degeorge mena d’ambitieux travaux de reconstruction et d’agrandissement, incluant la démolition de la tour Bonan (1826), vestige du château d’Alphonse de Poitiers, et la création d’une cour intérieure carrée. Le projet initial, critiqué pour son manque d’harmonie, fut revu pour s’inspirer du palais Farnèse à Rome, aboutissant à une façade néoclassique et à un escalier d’honneur. Les travaux, marqués par des contraintes budgétaires et des modifications successives, s’achevèrent après 17 ans, avec des aménagements extérieurs (1843-1850) et la restauration partielle de la Sainte-Chapelle, désaffectée du culte judiciaire.

Le palais de justice de Riom fut le théâtre d’événements historiques, comme la visite de Napoléon III le 5 juillet 1862, commémorée par un tableau de Charles-Philippe-Auguste de Larivière. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il accueillit le procès de Riom (19 février–15 avril 1942), procès politique inachevé. L’architecte Agis Léon Ledru y apporta ultérieurement des modifications climatiques, comme la fermeture des arcades par des vitrages. Aujourd’hui, la cour d’appel de Riom couvre les départements de l’Allier, Cantal, Haute-Loire et Puy-de-Dôme, perpétuant son rôle judiciaire central en Auvergne.

L’édifice conserve des traces de son passé médiéval, comme la Sainte-Chapelle, divisée en deux niveaux en 1820 pour y installer des archives et une chambre judiciaire. Les transformations du XIXe siècle, bien que controversées (notamment la destruction de la tour Bonan), ont façonné son apparence actuelle, mêlant héritage gothique et classicisme. Le palais illustre ainsi l’évolution des institutions judiciaires françaises, des ducs d’Auvergne à la Justice moderne, tout en restant un symbole architectural et historique de la région.

Liens externes