Frise chronologique
1381
Première mention de la cave
Première mention de la cave
1381 (≈ 1381)
Cave des Chevaliers de Saint-Jean, démolie en 1840.
1840
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment
1840 (≈ 1840)
Édifié sous la Monarchie de Juillet.
15 octobre 1992
Première inscription MH
Première inscription MH
15 octobre 1992 (≈ 1992)
Escalier, façades, toitures, vestibule et plafond protégés.
22 juillet 2024
Abrogation et nouvel arrêté
Abrogation et nouvel arrêté
22 juillet 2024 (≈ 2024)
Remplacement de l’inscription de 1992.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parcelles cadastrales VH 26, 34 et 40 et TY 203 et 204, en totalité, comportant les bâtiments de : l'ancien palais du Conseil souverain d'Alsace, englobant l'ancien Wagkeller et l'ancienne sacristie de l'église des Augustins ; l'ancien couvent des Augustins, devenu maison d'arrêt, avec ses souterrains et ses extensions ultérieures (aile du quartier des femmes, aile d'entrée sur la rue des Augustins et ancienne maison Foltz, dite du Limonadier) ; l'ancienne maison Gretscher ; l'ancien tribunal de commerce, actuel tribunal judiciaire site des Augustins ; la cour d'assises ; situées aux 1-3-5 rue des Augustins (ancienne maison d'arrêt), au 23 rue Berthe-Molly (ancienne maison Gretscher), au 3 impasse Hoffmeister (cour d'assises), au 10 rue des Augustins (ancien tribunal de commerce actuel tribunal judiciaire, site des Augustins), au 58 Grand'Rue (ancien palais du Conseil souverain d'Alsace), sur les parcelles n° 26, 34, 40, figurant au cadastre section VH, et sur les parcelles n° 203, 204, figurant au cadastre section YT, le tout conformément au plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 22 juillet 2024
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La cour d’assises de Colmar est un monument historique situé dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. Ce bâtiment de style néo-classique, érigé en 1840 sous la Monarchie de Juillet, se distingue comme l’un des rares exemples de ce style architectural dans la ville. Il a été construit sur l’emplacement d’une ancienne cave des Chevaliers de Saint-Jean, mentionnée dès 1381 et démolie pour permettre sa construction. Aujourd’hui, il abrite encore des sessions de cour d’assises, perpétuant ainsi sa fonction judiciaire d’origine.
L’édifice, situé rue Berthe-Molly, se caractérise par des éléments architecturaux remarquables, tels que son imposant escalier, ses façades, ses toitures, son vestibule à colonnes et son plafond richement orné. Ces composantes, typiques des bâtiments judiciaires du XIXe siècle, visent à créer une mise en scène solennelle, reflétant l’autorité de la justice. Depuis 1992, plusieurs parties du bâtiment (escalier, façades, toitures, vestibule et plafond) étaient inscrites aux monuments historiques, avant que cet arrêté ne soit abrogé et remplacé par un nouveau en juillet 2024.
La construction de la cour d’assises s’inscrit dans un contexte de modernisation des institutions judiciaires françaises au XIXe siècle. Le choix du style néo-classique, inspiré de l’Antiquité, symbolisait alors les valeurs de rigueur, d’ordre et de rationalité, chères à l’État moderne. Ce monument illustre ainsi l’évolution architecturale et politique de la France post-révolutionnaire, où les bâtiments publics devaient incarner à la fois la puissance de l’État et l’idéal de justice.