Construction du corps central 1594 (≈ 1594)
Hans Lienhart Blech érige la maison Renaissance.
1675
Travaux de Jean Jacques Sisson
Travaux de Jean Jacques Sisson 1675 (≈ 1675)
Décors peints ajoutés au premier étage.
1773
Transformation par Schwartz
Transformation par Schwartz 1773 (≈ 1773)
Ajout des ailes et ateliers industriels.
1981
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1981 (≈ 1981)
Protection des façades et de la tourelle.
1982
Redécouverte des plafonds peints
Redécouverte des plafonds peints 1982 (≈ 1982)
Début de la restauration du monument.
1988
Classement partiel
Classement partiel 1988 (≈ 1988)
Protection des décors peints du 1er étage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, tourelle d'escalier en totalité et vestiges du mur d'enceinte avec le chemin de ronde (cad. AM 24) : inscription par arrêté du 18 décembre 1981 ; Couloir et pièce sud-ouest avec leur décor peint au premier étage du corps central (cad. AM 24) : classement par arrêté du 14 novembre 1988
Personnages clés
Hans Lienhart Blech - Prévôt de Landser
Commanditaire du corps central en 1594.
Jean Jacques Sisson - Trésorier de Mulhouse
Ajoute les plafonds peints en 1675.
Jean Michel Schwartz - Industriel mulhousien
Transforme le bâtiment en 1773.
Origine et histoire de la Cour des Chaînes
La Cour des Chaînes est un monument historique situé au 11-15 rue des Franciscains à Mulhouse, dans le département du Haut-Rhin. L’édifice actuel trouve son origine à la fin du XVIe siècle, lorsque le prévôt de Landser Hans Lienhart Blech acquiert la parcelle en 1594. Il fait détruire les constructions existantes – présentes depuis au moins le XIVe siècle – pour ériger une maison bourgeoise avec une tourelle d’escalier, adossée au mur d’enceinte médiéval de la ville. Ce corps central, toujours visible, constitue le noyau historique du monument.
En 1675, la propriété est vendue à Jean Jacques Sisson, trésorier de Mulhouse, qui entreprend des travaux d’embellissement. Les plafonds peints du premier étage, redécouverts en 1982, datent probablement de cette période. Un siècle plus tard, en 1773, l’industriel Jean Michel Schwartz achète la maison et y apporte des modifications majeures : il ajoute deux ailes latérales, remanie les fenêtres du corps central en arcs segmentaires, et installe des ateliers, probablement dans les nouvelles ailes et les bâtiments annexes. Ces transformations reflètent l’évolution économique de Mulhouse, marquée par l’industrialisation naissante.
Classée partiellement depuis 1988 (pour ses décors peints) et inscrite depuis 1981 (pour ses façades et sa tourelle), la Cour des Chaînes illustre les strates architecturales de Mulhouse, des vestiges médiévaux aux adaptations préindustrielles. Sa restauration, engagée après 1982, a permis de sauver un édifice fortement dégradé, témoin des mutations urbaines et sociales de la ville entre Renaissance et siècle des Lumières.