Frise chronologique
fin du XVIIIe siècle
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Bâtiment avec balcons en fer forgé.
années 1930
Installation de l'enseigne
Installation de l'enseigne
années 1930 (≈ 1930)
Devanture Art déco et enseigne laiterie.
23 mai 1984
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Classement devanture et décor intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade et la toiture sur rue ; la façade et la toiture sur cour ; la façade et la toiture de la travée en retour (cad. AZ 38) : inscription par arrêté du 9 septembre 1998
Personnages clés
| Benoist et Fils - Décorateur |
Auteur du plafond peint intérieur. |
Origine et histoire
La crémerie située au 25 rue Danielle-Casanova, dans le 1er arrondissement de Paris, occupe un immeuble construit à la fin du XVIIIe siècle. Ce bâtiment se distingue par ses cinq balcons en fer forgé ornant le premier étage, typiques de l’architecture résidentielle parisienne de cette époque. Bien que la structure date du siècle des Lumières, son usage commercial actuel et son identité visuelle remontent au XXe siècle, marquant une réinterprétation moderne de l’espace.
La devanture, installée dans les années 1930, est un exemple remarquable d’artisanat Art déco, combinant marbre et fer forgé dans une composition originale pour une enseigne de laiterie (beurre, œufs, produits laitiers). À l’intérieur, le plafond en toile peinte, décoré de motifs floraux stylisés et protégé sous verre, témoigne d’un savoir-faire décoratif préservé. Ces éléments — devanture et décor intérieur — ont été protégés par un arrêté d’inscription aux Monuments Historiques le 23 mai 1984.
L’enseigne actuelle, bien que récente à l’échelle de l’immeuble, s’inscrit dans une tradition parisienne de commerces de bouche, souvent installés dans des bâtiments anciens. Le décorateur Benoist et Fils, mentionné comme maître d’œuvre du décor intérieur, a contribué à façonner l’identité visuelle de ce lieu, mêlant héritage architectural et modernité commerciale. La localisation, notée comme « passable » (5/10) dans les bases de données, souligne les limites des sources géographiques disponibles pour ce monument.
Le contraste entre la structure du XVIIIe siècle et les aménagements des années 1930 illustre l’évolution des usages urbains à Paris. Cet immeuble, à la fois résidence bourgeoise et commerce emblématique, reflète les transformations sociales et économiques de son quartier, où l’artisanat et le patrimoine se croisent. La protection de 1984 vise à préserver cette dualité historique, entre mémoire architecturale et vie quotidienne.