Duel mortel 1er mai 1579 (≈ 1579)
Henry Mayreau tué par Jehan Collin.
4e quart XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Érigée après le meurtre de 1579.
18 octobre 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 18 octobre 1926 (≈ 1926)
Inscription officielle au patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix datée du 1er mai 1579 : inscription par arrêté du 18 octobre 1926
Personnages clés
Jehan Collin - Meurtrier et commanditaire
Finança la croix après avoir tué Henry Mayreau.
Henry Mayreau - Victime du duel
Soldat tué le 1er mai 1579.
Origine et histoire
La Croix d'Hierges, aussi appelée Croix du duel d'Hierges, est une croix expiatoire en pierre sculptée érigée à la suite d’un meurtre commis en 1579. Elle porte une inscription gravée sur son socle : « Icy fut occis Henry Mayreau par Jehan Collin Mayeur de Vireux les Hebbes. Le 1er de May 1579. Priez pour l'âme de luy ». Les médaillons ornant ses extrémités représentent les symboles des quatre évangélistes : l’aigle de Saint Jean, le taureau de Saint Luc, l’ange de Saint Mathieu et le lion de Saint Marc. Ce monument, commandé par le meurtrier Jehan Collin, soldat à Charlemont, marque un événement tragique localisé dans le contexte des tensions sociales de l’époque.
La croix est située sur le mur d’une maison de la place centrale d’Hierges, dans le département des Ardennes (région Grand Est). Elle fut classée au titre des monuments historiques en 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et mémorielle. Son style architectural et ses sculptures reflètent les traditions artistiques de la Renaissance tardive, tout en servant de témoignage historique sur les pratiques judiciaires et religieuses de l’époque, où les croix expiatoires jouaient un rôle de rédemption publique pour les crimes commis.
Le duel ou meurtre à l’origine de cette croix s’inscrit dans un contexte plus large de violences locales et de règlements de comptes, fréquents dans les campagnes françaises du XVIe siècle. Ces monuments, souvent financés par les coupables ou leurs familles, visaient à apaiser la colère divine et à rappeler aux passants la fragilité de la vie humaine. La Croix d’Hierges, par son iconographie et son inscription, illustre cette fonction à la fois punitive et spirituelle, tout en offrant un aperçu des croyances et des mœurs de la société rurale ardannaise de la fin de la Renaissance.