Frise chronologique
1ère moitié du XVIIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
1ère moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Période estimée de sa réalisation.
4 octobre 1932
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
4 octobre 1932 (≈ 1932)
Protection officielle du monument.
1944
Dégâts lors de la bataille de Normandie
Dégâts lors de la bataille de Normandie
1944 (≈ 1944)
Endommagée pendant les combats.
Années 1945-1950 (estimé)
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Années 1945-1950 (estimé) (≈ 1948)
Travaux de réparation après les destructions.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix située dans le cimetière : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Origine et histoire
La croix de Thue et Mue est un monument historique situé dans le cimetière de cette commune normande. Datée de la première moitié du XVIIe siècle, elle reflète l’architecture religieuse de cette période, marquée par des influences baroques et classiques. Son inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1932 témoigne de sa valeur patrimoniale, bien qu’elle ait été endommagée lors des combats de la bataille de Normandie en 1944.
La restauration ultérieure de la croix a permis de préserver son intégrité, tout en soulignant son rôle dans la mémoire collective locale. Ce type de monument, typique des cimetières normands, servait à la fois de symbole religieux et de repère communautaire. À l’époque moderne, les croix de cimetière étaient souvent érigées pour marquer un lieu sacré ou commémorer des événements locaux, tout en incarnant la piété des habitants.
Bien que les sources mentionnent principalement la croix de Putot-en-Bessin, les données internes et Monumentum confirment qu’une croix similaire, datée de la même période, est située à Thue et Mue. Son emplacement exact, près de l’église (17 Rue de l’Église), et son statut de propriété communale renforcent son ancrage dans le patrimoine local. La précision de sa localisation reste cependant moyenne, avec une note de 6/10 selon les bases de données géographiques.
Aucune information n’est disponible sur les commanditaires ou les artisans ayant réalisé cette croix. Cependant, son style architectural et sa période de construction suggèrent une réalisation par des tailleurs de pierre locaux, souvent associés aux ateliers régionaux spécialisés dans les monuments funéraires. Les croix de cimetière de cette époque étaient généralement financées par les paroisses ou des donateurs privés, dans un contexte où l’Église catholique jouait un rôle central dans la vie sociale et spirituelle.
La croix de Thue et Mue, comme celle de Putot-en-Bessin, illustre la résilience du patrimoine normand face aux conflits. Sa restauration post-Seconde Guerre mondiale s’inscrit dans un effort plus large de reconstruction et de préservation des monuments endommagés, caractéristique de la région après 1945. Aujourd’hui, elle reste un témoignage matériel de l’histoire religieuse et culturelle de la Normandie.
Enfin, son inscription au titre des monuments historiques en 1932 souligne l’importance accordée à la protection des biens culturels dès le début du XXe siècle. Ce statut juridique a permis sa conservation, malgré les aléas de l’histoire. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) ne fournissent cependant pas de détails supplémentaires sur ses caractéristiques artistiques ou son iconographie, limitant ainsi la connaissance précise de ce monument.