Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVIe siècle (≈ 1650)
Période d'édification en granit avec sculptures religieuses.
18 mai 1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
18 mai 1925 (≈ 1925)
Protection légale par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix : inscription par arrêté du 18 mai 1925
Origine et histoire
La croix de Chanac-les-Mines est un monument historique érigé au XVIe siècle, situé dans la commune de Chanac-les-Mines, en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine). Elle se distingue par son fût en granit, composé de quatre tambours assemblés par des crampons de fer. Ce type de structure est typique des croix monumentales de cette période, souvent placées aux carrefours ou près des lieux de culte pour marquer un espace sacré ou commémoratif.
Les sculptures de cette croix illustrent des thèmes religieux classiques : sur une face, le Christ en croix est entouré de la Vierge et de Saint-Jean, tandis que l’autre face représente la Vierge à l’Enfant. Ces motifs, fréquents dans l’art chrétien du XVIe siècle, reflètent la dévotion mariale et la centralité de la Passion dans la spiritualité de l’époque. La croix, protégée par un arrêté d’inscription en 1925, appartient aujourd’hui à la commune et témoigne du patrimoine religieux et artistique local.
La localisation de la croix, mentionnée comme étant sur le chemin de Loreiller, suggère un emplacement initialement stratégique, peut-être lié à un ancien chemin de pèlerinage ou à une voie de communication médiévale. La précision de sa localisation actuelle est jugée passable (note 5/10), indiquant des incertitudes géographiques mineures. Son état de conservation et son accessibilité ne sont pas précisés dans les sources disponibles, mais son statut de Monument Historique garantit une protection légale contre les dégradations.
Architecturalement, l’usage du granit, matériau durable et local, et la technique d’assemblage par crampons de fer soulignent le savoir-faire des artisans de l’époque. Ces croix servaient souvent de repères visuels et spirituels dans des paysages ruraux, où les communautés se rassemblaient pour des processions ou des prières. Leur présence marquait aussi la christianisation des territoires et la volonté des seigneurs ou des paroisses d’affirmer leur foi.
L’inscription de la croix au titre des Monuments Historiques en 1925 s’inscrit dans une période de prise de conscience patrimoniale en France, où de nombreux édifices religieux ruraux ont été protégés pour préserver la mémoire collective. Aujourd’hui, ce monument offre un témoignage tangible de l’art et des croyances du XVIe siècle en Limousin, région alors marquée par une économie agropastorale et une forte influence de l’Église.