Frise chronologique
1562
Construction de la croix
Construction de la croix
1562 (≈ 1562)
Date gravée sur le piédestal original
1847
Transfert du cimetière
Transfert du cimetière
1847 (≈ 1847)
Cimetière déplacé hors du village
26 mai 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 mai 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix datée de 1567 : inscription par arrêté du 26 mai 1926
Personnages clés
| Alain Garrot - Historien local |
Auteur d'une étude sur Bligny-le-Sec |
Origine et histoire
La croix de Bligny-le-Sec est un monument historique situé devant l'église du village, dans l'ancienne Côte-d'Or (aujourd'hui Bourgogne-Franche-Comté). Datée de 1562 par une inscription gravée sur son piédestal, elle appartenait à l'origine au cimetière entourant l'édifice religieux. Elle se compose d'un soubassement à deux marches, d'un piédestal carré cannelé avec tablette saillante, d'un fût et d'une croix fleuronnée de section octogonale. Son style architectural reflète les caractéristiques des croix funéraires de la Renaissance tardive en Bourgogne.
En 1847, lors du transfert du cimetière du pourtour de l'église vers un emplacement extérieur au village, la croix fut exceptionnellement maintenue en place pour des raisons économiques. Ce déplacement avait été initialement prévu mais fut ajourné afin de réduire les dépenses communales, comme en témoignent les archives départementales (A.D. Côte-d'Or : E dépôt 88-70 M4) et les travaux de l'historien local Alain Garrot. La croix fut finalement classée Monument Historique par arrêté du 26 mai 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Aujourd'hui propriété de la commune, la croix reste un témoignage rare des pratiques funéraires du XVIe siècle en milieu rural bourguignon. Son emplacement actuel, place de l'Église, correspond à son lieu d'origine, bien que le cimetière qui l'entourait ait disparu depuis près de deux siècles. La date de 1567, parfois mentionnée dans les sources, pourrait correspondre à une erreur de transcription ou à une seconde inscription non documentée dans le texte source.
L'objet présente des caractéristiques stylistiques typiques des croix de cimetière bourguignonnes de la Renaissance : piédestal cannelé, tablette saillante et croix fleuronnée. Ces éléments décoratifs, bien que sobres, marquent une évolution par rapport aux croix médiévales plus austères. La conservation de ce monument s'inscrit dans une volonté de préservation du patrimoine funéraire rural, souvent menacé par les réaménagements urbains du XIXe siècle.
Les archives mentionnent que la décision de conserver la croix sur place fut motivée par des considérations budgétaires, illustrant les tensions entre préservation patrimoniale et contraintes financières dans les petites communes au XIXe siècle. Ce cas particulier offre un éclairage sur les pratiques de gestion des cimetières ruraux pendant cette période de transition sanitaire et urbaine.