Mariage d'Adrien du Fay et Catherine Madeuc 1567 (≈ 1567)
Couple associé aux armes sculptées
XVIIe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire XVIIe siècle (≈ 1750)
Période estimée de réalisation
10 août 1951
Classement monument historique
Classement monument historique 10 août 1951 (≈ 1951)
Protection officielle du calvaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de Bonabry : classement par arrêté du 10 août 1951
Personnages clés
Adrien du Fay - Noble local
Armes sculptées sur le calvaire
Catherine Madeuc - Épouse d'Adrien du Fay
Armes associées au monument
Henri Frotier de la Messelière - Historien
Source sur le couple noble
Origine et histoire de la croix de Bonabry
La Croix de Bonabry, située à Hillion dans le département des Côtes-d'Armor (Bretagne), est un calvaire en granit datant du XVIIe siècle, bien que certaines sources évoquent une origine possible à la fin du XVIe siècle. Elle a été classée monument historique le 10 août 1951 pour sa valeur artistique et historique. Ce monument se distingue par son fût octogonal cannelé, orné de motifs géométriques, et par ses deux faces sculptées dans un bloc monolithe. La face principale représente le Christ en croix entouré des deux larrons, tandis que le revers montre une Pietà avec la Vierge, saint Jean et sainte Madeleine.
Les sculptures sont soutenues par des anges aux ailes déployées, qui portent également des écus armoriés attribués à Adrien du Fay et Catherine Madeuc, un couple marié dès 1567 selon les recherches d'Henri Frotier de la Messelière. Ces détails suggèrent un lien avec le manoir de Bonabry, situé à proximité, et une commanditaire issue de la noblesse locale. Le socle trapézoïdal et le soubassement à deux degrés renforcent la monumentalité de l'ensemble, typique des calvaires bretons de cette époque.
Le calvaire se trouve à l'entrée d'une rabine menant au manoir de Bonabry, soulignant son rôle à la fois religieux et symbolique dans le paysage local. Les matériaux utilisés, comme le granit, et les techniques de sculpture reflètent le savoir-faire des artisans bretons des XVIe et XVIIe siècles. Les animaux et têtes sculptées sur les socles ajoutent une dimension décorative et narrative, caractéristique des œuvres de cette période.
Classée parmi les monuments historiques des Côtes-d'Armor, la Croix de Bonabry illustre l'importance des calvaires dans la culture bretonne, servant à la fois de repère spirituel et de témoignage artistique. Son état de conservation et sa localisation approximative (17 Route de la Grandville) en font un point d'intérêt pour les études sur le patrimoine religieux de la région.