Crédit photo : Jochen Jahnke 16:45, 22. Jun. 2009 (CEST) - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVIe siècle (≈ 1650)
Croix en lave érigée à Chambon-sur-Lac.
14 octobre 1908
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 octobre 1908 (≈ 1908)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du XVIe siècle : classement par arrêté du 14 octobre 1908
Personnages clés
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Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La Croix de Chambon-sur-Lac est une croix monumentale en lave érigée au XVIe siècle, située sur la place de l'église du village. Ce monument se distingue par sa structure cubique en piédestal, surmontée d'une tête aux bras carrés ornés de motifs végétaux stylisés (feuilles et choux). Les extrémités des bras sont reliées par un nimbe ajouré décoré de cabochons en relief, typique de l'art religieux auvergnat de la Renaissance. À l'origine, l'un des côtés représentait un Christ aujourd'hui disparu, tandis que l'autre côté figure la Vierge.
La transition entre le fût cylindrique et la tête de la croix est marquée par une bague circulaire ornée de quatre feuilles, un détail architectural caractéristique. La base, similaire à celles des croix des XVe et XVIe siècles de la région, souligne la continuité des traditions locales. Classée Monument Historique par arrêté du 14 octobre 1908, cette croix appartient à la commune et témoigne du patrimoine religieux rural de l'Auvergne. Sa localisation exacte, place de l'Église (adresse : 2 Place de l'Église, 63790 Chambon-sur-Lac), est documentée dans la base Mérimée, bien que la précision cartographique soit jugée médiocre (note 5/10).
Réalisée en lave, matériau volcanique abondant en Auvergne, cette croix reflète l'adaptation des artisans locaux aux ressources naturelles disponibles. Les motifs décoratifs — feuilles, choux et nimbe ajouré — suggèrent une influence à la fois gothique (par les formes végétales) et renaissante (par la géométrie des volumes). Le Christ manquant rappelle les dégradations subies par de nombreux monuments religieux au fil des siècles, tandis que la Vierge conservée offre un rare témoignage iconographique. La protection dès 1908 souligne son importance patrimoniale précoce, dans un contexte où les croix de chemin ou de place étaient souvent négligées.
La croix s'inscrit dans un réseau plus large de monuments similaires en Auvergne, où les croix en lave des XVe–XVIe siècles marquaient les lieux de rassemblement ou les carrefours. Leur fonction était à la fois religieuse (lieu de prière ou de procession), symbolique (marqueur territorial) et sociale (point de rencontre pour la communauté). À Chambon-sur-Lac, village situé près des Monts Dore, cette croix pouvait aussi servir de repère pour les pèlerins ou les voyageurs, dans une région où les conditions climatiques rendaient les déplacements difficiles.
Aujourd'hui, la Croix de Chambon-sur-Lac reste un exemple remarquable de l'art funéraire et dévotionnel de la Renaissance auvergnate. Son classement parmi les Monuments Historiques en fait un élément clé du patrimoine de la commune, aux côtés de l'église voisine. Bien que sa localisation soit approximative dans les bases de données (précision notée 5/10), son adresse officielle et sa visibilité sur place en font un point d'intérêt pour les visiteurs explorant l'histoire religieuse du Puy-de-Dôme.