Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVe siècle (≈ 1550)
Réalisation en fer forgé par des maîtres artisans.
20 septembre 1910
Classement monument historique
Classement monument historique
20 septembre 1910 (≈ 1910)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de chemin, en fer forgé, située sur le C.V. de Sauveterre à Lapile : classement par arrêté du 20 septembre 1910
Personnages clés
| Philippe Camilli - Historien local |
A étudié la croix (2006). |
| Lauzun et Tholin - Auteurs du Bulletin Monumental |
Documenté la croix en 1886. |
Origine et histoire
La croix de chemin de Sauveterre-la-Lémance est un remarquable exemple de ferronnerie médiévale du XVe siècle. Réalisée en fer forgé, elle se compose de quatre tiges torsadées de section circulaire, ornées de feuillages aux extrémités des bras et au sommet. Un Christ en croix, encadré dans un compartiment losangé, domine une boule ajourée représentant la Couronne d’épines, symbole de la Passion. Ces éléments reposent sur un piédestal en pierre ajouté postérieurement. La croix, haute de 2,92 mètres pour une envergure de 1,20 mètre, témoigne du savoir-faire des artisans de l’époque.
À l’origine située face au cimetière, sur un terre-plein de l’autre côté de la route, la croix a été déplacée vers un jardin public à la sortie du bourg, près de Loubéjac, afin de la mettre en valeur. Ce déplacement s’inscrit dans une volonté de préservation et de valorisation du patrimoine local. La croix a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du 20 septembre 1910, reconnaissant ainsi sa valeur artistique et historique.
Les sources historiques, notamment les travaux de Philippe Camilli et de Lauzun et Tholin, soulignent l’importance de cette croix dans le paysage culturel de Lot-et-Garonne. Son iconographie, mêlant motifs végétaux et symboles religieux, reflète les influences artistiques de la fin du Moyen Âge en Aquitaine. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un témoignage tangible de l’art sacré et de l’artisanat médiéval dans cette région.