Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVe siècle (≈ 1550)
Sculpture en grès rose, forme quatrefeuille.
1879
Démolition du pont de la Mouline
Démolition du pont de la Mouline
1879 (≈ 1879)
Croix déplacée vers le bourg.
12 décembre 1910
Classement monument historique
Classement monument historique
12 décembre 1910 (≈ 1910)
Protection officielle par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de chemin en grès rose du XVe siècle, à l'entrée du village, côté Sud : classement par arrêté du 12 décembre 1910
Personnages clés
| Adrien de Rodat - Maire d'Olemps et propriétaire du château |
Initiateur du déplacement de la croix. |
Origine et histoire
La croix de chemin d'Olemps est une croix monumentale en grès rose sculptée au XVe siècle. Elle se distingue par sa forme en quatrefeuille et ses deux faces : l’une représentant le Christ en croix, l’autre la Vierge à l’Enfant. À sa base, quatre statues figurent Saint-Jacques pélerin, Saint-Martial, Saint-Christophe et un saint non identifié. Ce type de croix, typique du Moyen Âge tardif, servait souvent de repère spirituel et de protection pour les voyageurs et les pèlerins.
À l’origine, cette croix était installée à l’entrée du pont à trois arches de la Mouline, démoli en 1879. Elle a été déplacée dans le bourg d’Olemps à l’initiative d’Adrien de Rodat, alors maire de la commune et propriétaire du château voisin. Ce déplacement reflète les transformations urbaines du XIXe siècle, où de nombreux éléments patrimoniaux ont été réaménagés pour préserver leur valeur historique et symbolique.
Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 12 décembre 1910, la croix est aujourd’hui propriété de la commune d’Olemps. Son état de conservation et sa localisation actuelle, près du carrefour de la Croix, en font un témoignage remarquable de l’art religieux et de l’histoire locale. Les croix de chemin, comme celle-ci, jouaient un rôle central dans la vie communautaire médiévale, marquant les limites des paroisses ou les chemins de pèlerinage.