Décès accidentel 31 octobre 1598 (≈ 1598)
Date du décès du fils de la marquise de Maignelay.
Fin du XVIe siècle
Érection probable
Érection probable Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Période supposée de la construction de la croix de chemin.
1878
Restauration du calvaire
Restauration du calvaire 1878 (≈ 1878)
Réparation du calvaire après les dégâts de la Révolution.
28 décembre 1922
Classement historique
Classement historique 28 décembre 1922 (≈ 1922)
Date de classement au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de Chemin : classement par arrêté du 28 décembre 1922
Personnages clés
Claude-Marguerite de Gondi
Marquise de Maignelay, mère du fils décédé en 1598.
Origine et histoire
La Croix de chemin dite calvaire du Bouquet de l'église, également appelée calvaire de pierre, calvaire de Montigny ou calvaire du Bouquet de la Marquise, est une croix de chemin monumentale implantée sur la commune de Maignelay-Montigny (Oise), à la limite des rues de la Madeleine et Louis Henry. Érigée probablement à la fin du XVIe siècle, son origine fait l'objet de plusieurs hypothèses : remerciement aux maçons ayant œuvré sur l'église (le terme « Bouquet » désignant ce fait), bornage entre les paroisses de Maignelay et de Montigny, ou commémoration du décès accidentel, le 31 octobre 1598, du fils de la marquise de Maignelay, Claude-Marguerite de Gondi, à l'âge de sept ans. Le haut du calvaire a été détérioré à la Révolution ; il a été réparé en 1878 et légèrement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale. Le monument est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1922. De plus de trois mètres de hauteur, il se caractérise par un aspect massif et une construction en grand appareil. De plan rectangulaire, chaque face porte une niche surmontée d'une archivolte qui se prolonge en un larmier courant tout autour de l'édifice. Après la restauration de 1878, ces niches abritaient des statues qui n'y figurent plus aujourd'hui. Les voûtes des niches sont décorées de caissons en relief représentant des masques et des animaux, et les bords des niches présentent des entrelacs. Au niveau des coupoles des niches sont gravées des inscriptions ; certaines, datées du XIXe siècle, remplacent les textes originels et rappellent la reconstruction ainsi que la participation de tous les habitants de Montigny. D'autres inscriptions originelles rapportent des versets de la Passion du Christ ; l'une, très dégradée, porte le texte latin partiellement lisible : « 0 Vos omnes (qui transitis) - Penses Pa( ssans - A mes Dol(eurs) - S'il en son( t de) - Plvs dol( orevses )-0 vos Omnes (qvi transitis) ». Cette inscription est considérée comme la preuve que le calvaire est bien une croix de chemin. On relève, en outre, des détails sculptés sur les coupoles de niche et sur les inscriptions.