Frise chronologique
1629
Pacification religieuse
Pacification religieuse
1629 (≈ 1629)
Ajout d'une nouvelle croix pyramidale.
1628-1632
Construction du monument
Construction du monument
1628-1632 (≈ 1630)
Édifié après la chute de La Rochelle.
1793-1794
Destruction partielle
Destruction partielle
1793-1794 (≈ 1794)
Sommet abattu pendant la Révolution.
1825
Restauration du sommet
Restauration du sommet
1825 (≈ 1825)
Reconstruction après les dégâts révolutionnaires.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection officielle du monument.
décembre 1999
Chute de la croix
Chute de la croix
décembre 1999 (≈ 1999)
Abattue par une tempête, remontée ensuite.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de cimetière : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
| Cardinal de Richelieu - Homme d'État et cardinal |
Inspirateur probable de l'édification. |
| Curé de Moëze (non nommé) - Commanditaire présumé |
A fait ériger le monument. |
| Joseph Lequinio - Envoyé de la Convention |
Ordonne la destruction partielle. |
| Joseph François Laignelot - Envoyé de la Convention |
Associé à la destruction révolutionnaire. |
Origine et histoire
La croix hosannière de Moëze, aussi connue sous le nom de 'temple de Moëze', est un autel votif de style classique érigé entre 1628 et 1632. Ce monument, situé dans le cimetière de Moëze, en Charente-Maritime, est commandé par le curé local, probablement pour flatter le cardinal de Richelieu après la reddition de La Rochelle en 1628. Son architecture s’inspire des temples grecs, avec des colonnes corinthiennes et une frise latine, ce qui lui vaut son surnom.
Au XVIIe siècle, après la pacification religieuse de 1629, une nouvelle croix surmontée d’un support pyramidal est ajoutée. Pendant la Révolution française, le sommet du monument est détruit sur ordre des envoyés de la Convention nationale, Joseph Lequinio et Joseph François Laignelot. Il ne sera restauré qu’en 1825. En décembre 1999, une tempête abat la croix, qui est remontée par la suite.
Classé monument historique depuis le 12 juillet 1886, ce monument est un témoignage des tensions religieuses de l’époque et de l’architecture classique en vogue au XVIIe siècle. Bien qu’il ait souvent été confondu avec un tombeau, il s’agit en réalité d’un autel votif, symbole de la reconquête catholique après les guerres de Religion. Son emplacement central dans le cimetière, près de l’église Saint-Pierre, renforce son importance dans le paysage local.
La structure se compose d’un soubassement en pierre de taille, entouré de marches, et surmonté de quatre colonnes cannelées par face. L’entablement porte une frise latine, tandis que la croix repose sur un socle pyramidal plus étroit. Ce monument illustre à la fois le savoir-faire des artisans de l’époque et les enjeux politiques et religieux de la Charente-Maritime au XVIIe siècle.