Frise chronologique
4e quart XVe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Réalisation en marbre, style gothique tardif.
8 juillet 1912
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 juillet 1912 (≈ 1912)
Arrêté de protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de cimetière, en marbre, de la fin du XVe siècle, dans le cimetière désaffecté cad. AB 208) : classement par arrêté du 8 juillet 1912
Personnages clés
| Donateur anonyme - Bienfaiteur présumé |
Représenté offrant une palme à la Vierge. |
| Vierge Marie - Figure centrale de la sculpture |
Représentée avec l’Enfant et en Crucifixion. |
| Saint Jean - Apôtre représenté |
Présent aux côtés du Christ en croix. |
Origine et histoire
La croix de cimetière de Cébazan est une œuvre sculpturale en marbre datant du dernier quart du XVe siècle, située dans l’enceinte d’un cimetière aujourd’hui désaffecté. Ce monument funéraire se compose d’un socle maçonné surmonté d’un bloc de granit, lui-même supportant un pilier octogonal en granit. La croix, de forme octogonale, présente une tête et des bras se terminant par des pointes de diamant encadrées de volutes végétales. Ce type d’ornementation, caractéristique de la fin du Moyen Âge, souligne le soin apporté à sa réalisation ainsi que son rôle symbolique dans l’espace sacré du cimetière.
Sur l’une de ses faces, la croix représente une scène de Crucifixion, dominée par l’inscription INRI gravée au sommet. Le Christ en croix est flanqué de la Vierge, les mains jointes en prière à sa droite, et de saint Jean, drapé à la romaine, à sa gauche. Cette composition suit les canons iconographiques médiévaux, où les figures sacrées sont disposées selon une hiérarchie visuelle stricte. La face opposée de la croix offre une représentation de la Vierge à l’Enfant, accompagnée d’un donateur tenant une palme, symbole de sa dévotion ou de son offrande. Ce donateur, bien que non identifié, illustre le lien entre la communauté locale et ce monument, probablement financé par des familles aisées ou des confréries religieuses.
Classée Monument Historique par arrêté du 8 juillet 1912, cette croix témoigne de l’importance des cimetières comme lieux de mémoire collective à la fin du XVe siècle. À cette époque, en Languedoc, les cimetières étaient souvent situés au cœur des villages et servaient de cadre à des pratiques religieuses et sociales, comme les processions ou les prières pour les défunts. La présence d’un donateur sur la croix suggère également un système de mécénat où les élites locales contribuaient à l’embellissement des espaces sacrés, renforçant ainsi leur statut au sein de la communauté.
Aujourd’hui, la croix de Cébazan se trouve dans un cimetière désaffecté, ce qui reflète les transformations des pratiques funéraires et de l’urbanisme depuis le Moyen Âge. Son état de conservation et sa localisation actuelle, notée comme « passable » en termes de précision (note 5/10), soulèvent des questions sur sa protection et sa valorisation patrimoniale. Propriété de la commune, ce monument reste un vestige précieux de l’art religieux et de l’histoire locale, bien que son accès et sa visibilité puissent être limités.