Frise chronologique
XVe siècle (2e moitié)
Origine présumée
Origine présumée
XVe siècle (2e moitié) (≈ 1550)
Période estimée de construction initiale.
1878
Déplacement et restauration
Déplacement et restauration
1878 (≈ 1878)
Transférée vers le cimetière actuel.
15 juin 1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
15 juin 1925 (≈ 1925)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La croix (cad. E 451) : inscription par arrêté du 15 juin 1925
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié. |
Origine et histoire
La croix de cimetière de Kernascléden est un monument historique situé dans le cimetière de la commune du même nom, dans le Morbihan (Bretagne). Érigée au XVIe siècle, cette croix en pierre se distingue par son socle élaboré, ancien autel orné de bas-reliefs représentant des scènes religieuses majeures : la Cène, la Mise au tombeau, la Descente aux Enfers et la Résurrection. Son architecture combine des éléments gothiques, comme les rinceaux et les colonnettes engagées, reflétant l’art funéraire breton de l’époque.
À l’origine placée dans l’ancien cimetière de Kernascléden, la croix a été déplacée en 1878 vers son emplacement actuel, comme en témoigne la date gravée sur son soubassement. Cette relocation coïncide avec une restauration partielle du monument. La croix est protégée au titre des monuments historiques depuis le 15 juin 1925, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et artistique. Son iconographie, incluant le Christ en crocifixion au recto et la Vierge Marie au verso, en fait un exemple remarquable des calvaires bretons.
Le socle de la croix, fonctionnant comme un autel, présente une table saillante décorée de moulures et surmontée de colonnettes aux angles. Les quatre faces du retable illustrent des épisodes bibliques en bas-relief, tandis que la partie supérieure, en forme de calvaire, domine l’ensemble. Bien que restaurée, la croix conserve des traces de son origine médiévale tardive (2e moitié du XVe siècle selon certaines sources), tout en intégrant des éléments stylistiques du XVIe siècle. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste accessible dans l’enceinte du cimetière actuel.