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Croix de cimetière de la Correrie à Aillon-le-Jeune en Savoie

Croix de cimetière de la Correrie

    1278 Route De La Correrie
    73340 Aillon-le-Jeune
Propriété de la commune
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Croix de cimetière de la Correrie
Crédit photo : B. Brassoud - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction de la croix
1792
Confiscation révolutionnaire
1944
Inscription MH
1960
Restauration du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Croix de cimetière de la Correrie : inscription par arrêté du 16 octobre 1944

Personnages clés

Humbert III de Savoie - Comte fondateur Dota la chartreuse d’Aillon (XIIe s.).
Frères convers - Gestionnaires de la Correrie Exploitaient le domaine agricole adjacent.
Pierre Duparc - Archiviste paléographe Étudia l’histoire de la chartreuse (XXe s.).

Origine et histoire

La croix de cimetière de la Correrie est un vestige médiéval situé à 500 mètres en contrebas de l’ancienne chartreuse d’Aillon, dans la commune d’Aillon-le-Jeune (Savoie). Ce monument funéraire, probablement érigé au XIIIe siècle, se dresse dans l’enceinte d’un cimetière attaché à la correrie, la « maison basse » des chartreux. Ce domaine agricole, aussi appelé procure, abritait une chapelle, des bâtiments agricoles et un lieu d’accueil pour les pèlerins ou visiteurs avant leur montée vers le monastère.

La croix, taillée d’un seul bloc de pierre, présente une forme cylindrique avec un renflement sommital orné d’une niche rectangulaire vide. Aucune inscription n’y figure. Elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1944, témoignant de son importance patrimoniale. La correrie, avec sa chapelle dédiée à saint Michel et son cimetière, était un lieu de vie et de travail pour les frères convers et les métayers exploitant les terres des chartreux.

À la Révolution française (1792), les biens de la chartreuse sont confisqués et vendus. Le domaine de la Correrie, incluant la croix, le cimetière et la chapelle, est partagé entre sept familles locales. La chapelle, reconstruite au XVIIe siècle dans un style baroque, conserve des éléments médiévaux comme une nef voûtée en cintre brisé. Le clocher à bulbe, restauré en 1960, surmonte l’édifice.

Aujourd’hui, la croix de cimetière reste le seul vestige funéraire médiéval visible sur le site. La chapelle et les bâtiments agricoles adjacents appartiennent à la commune d’Aillon-le-Jeune. Bien que la chartreuse ait presque entièrement disparu, la Correrie offre un aperçu de l’organisation économique et spirituelle des chartreux en Savoie, entre agriculture, accueil des pèlerins et gestion des défunts.

Le site s’inscrit dans un paysage marqué par l’histoire monastique des Bauges, où la chartreuse d’Aillon, fondée au XIIe siècle par le comte Humbert III de Savoie, joua un rôle majeur jusqu’à sa destruction sous la Révolution. La croix, par sa simplicité et son ancienneté, symbolise la permanence de la mémoire religieuse dans ce vallon isolé des Alpes.

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