Martelage des armes 1518 (≈ 1518)
Les armes des Hochberg-Neufchâtel ont été martelées après l'annexion de leurs terres.
Fin du XVe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix Fin du XVe siècle (≈ 1595)
La croix de cimetière de Loray a été érigée à cette période.
25 octobre 1906
Inscription monument historique
Inscription monument historique 25 octobre 1906 (≈ 1906)
La croix a été inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de l'ancien cimetière près de l'église : classement par arrêté du 25 octobre 1906
Personnages clés
Seigneurs de Montjustin
Seigneurs de la terre de Loray sous la suzeraineté des Hochberg à la fin du XVe siècle.
Hochberg-Neufchâtel
Famille dont les armes ont été martelées après l'annexion de leurs terres au comté de Bourgogne en 1518.
Origine et histoire de la croix de cimetière
La croix de cimetière de Loray, située dans le Doubs, se dresse au centre du village, à côté de l'église Saint-Michel. Elle date de la fin du XVe siècle et était à l'origine érigée sur un rocher brut avant d'être placée devant l'église. Inscrite au titre des monuments historiques le 25 octobre 1906, elle mesure 4,50 m de haut et est taillée en pierre. Le monument se compose de plusieurs éléments assemblés par des goujons de fer ; la partie supérieure forme la croix représentant la Crucifixion. Les croisillons, de section octogonale et égaux en dimensions, sont ornés d'une dentelle de pierre sur leurs arêtes axiales. Sur la face principale ne subsiste que le torse mutilé du Christ ; au revers, une statue de Saint Michel, ailé et vêtu en homme d'armes, perce d'une lance le dragon qu'il foule aux pieds. Le support octogonal repose sur un pilier carré dont chaque face s'amortit en ogive trilobée : trois faces sont grossières, tandis que la face d'avant porte en bas-relief un homme debout, vêtu d'une casaque et tenant de la main droite une petite tête humaine. Le support est décoré d'un espalier à feuilles de chêne. Un chapiteau octogonal soutient une cage ajourée de meneaux et de rosaces de style flamboyant ; dans une niche est logée une statuette de la Vierge à l'Enfant. Le fronton a été remplacé par un blason à trois cotices attribué aux Montjustin, seigneurs de la terre de Loray sous la suzeraineté des Hochberg à la fin du XVe siècle ; un second écusson, posé au‑dessus, porte ce qui pourrait être les armes des Hochberg‑Neufchâtel, martelées après l'annexion de leurs terres au comté de Bourgogne en 1518.