Frise chronologique
vers l'an mil
Abandon de la nécropole originelle
Abandon de la nécropole originelle
vers l'an mil (≈ 50)
Site initial de la croix abandonné
XIVe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
XIVe siècle (≈ 1450)
Nommée *Croix de Dame Ysebael* dans les textes
vers 1740
Déplacement dans le cimetière actuel
Déplacement dans le cimetière actuel
vers 1740 (≈ 1740)
Installation à l'entrée du cimetière ancien
15 novembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
15 novembre 1926 (≈ 1926)
Protection officielle par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du cimetière : inscription par arrêté du 15 novembre 1926
Personnages clés
| Isabeau de Valéry - Noble locale (XIVe siècle) |
Épouse de Nicolas de Pacy, liée au nom de la croix |
| Nicolas de Pacy - Seigneur de Bry-sur-Marne (-1372) |
Mari d'Isabeau de Valéry, associé à la croix |
Origine et histoire
La croix de cimetière de Noisy-le-Grand est une croix monumentale située à l'entrée du cimetière ancien de la ville. Elle se distingue par sa sculpture du XVe siècle, représentant d'un côté la Sainte-Vierge et de l'autre la Crucifixion. Ce monument, probablement d'origine carolingienne, était initialement placé dans une nécropole abandonnée vers l'an mil, avant d'être déplacé vers 1740 dans son emplacement actuel.
La croix est mentionnée dès le XIVe siècle sous le nom de Croix de Dame Ysebael, en référence à Isabeau de Valéry, épouse de Nicolas de Pacy, seigneur de Bry-sur-Marne. Elle témoigne ainsi de l'histoire médiévale locale et de son lien avec les familles nobles de la région. Classée monument historique en 1926, elle est aujourd'hui accessible depuis la gare RER de Noisy-le-Grand-Mont d'Est.
Son emplacement initial, la nécropole de la rue des Mastraits, suggère une utilisation funéraire ancienne, tandis que son déplacement au XVIIIe siècle reflète l'évolution urbaine de Noisy-le-Grand. La sculpture du XVe siècle, ajoutée ultérieurement, illustre l'importance symbolique de ce monument pour la communauté, mêlant héritage carolingien et dévotion chrétienne médiévale.