Frise chronologique
1749
Construction ou gravure
Construction ou gravure
1749 (≈ 1749)
Date gravée sur la partie basse.
1897
Restauration ou déplacement
Restauration ou déplacement
1897 (≈ 1897)
Date gravée sur l'emmarchement.
29 novembre 2000
Inscription monument historique
Inscription monument historique
29 novembre 2000 (≈ 2000)
Arrêté d'inscription comme monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix (cad. AN 162) : inscription par arrêté du 29 novembre 2000
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur. |
Origine et histoire
La croix de cimetière de Saint-Fargeau-Ponthierry est un monument historique daté du 2e quart du XVIIIe siècle, plus précisément de 1749 selon la gravure visible sur sa base. Ce monolithe en forme de pyramide, surmonté d’un chapiteau ionique et d’une croix de fer aux extrémités trilobées, se distingue par ses quatre faces sculptées représentant les instruments de la Passion. À l’origine, elle était probablement située dans l’ancien cimetière entourant l’église de la commune.
Une seconde date, 1897, est gravée sur l’emmarchement, suggérant une restauration ou un déplacement à cette époque. La croix a été inscrite comme monument historique par arrêté du 29 novembre 2000, et elle appartient aujourd’hui à la commune. Son emplacement actuel, place de l’Église, correspond à l’adresse référencée dans la base Mérimée, bien que la précision de sa localisation soit jugée médiocre (note de 5/10).
Ce type de monument, typique des cimetières anciens, servait à la fois de repère religieux et de symbole commémoratif pour les défunts. Les instruments de la Passion sculptés rappellent le contexte liturgique et dévotionnel de l’époque, où les croix de cimetière jouaient un rôle central dans les pratiques funéraires et la piété collective. La présence d’une date précise (1749) et d’une mention ultérieure (1897) illustre son ancrage dans l’histoire locale, entre héritage du XVIIIe siècle et adaptations postérieures.
La croix, en fer et pierre, reflète les techniques artisanales de l’époque, avec un chapiteau ionique caractéristique de l’influence classique dans l’art religieux provincial. Son déplacement éventuel depuis l’ancien cimetière vers son emplacement actuel témoigne des transformations urbaines et des évolutions dans la gestion des espaces sacrés, notamment avec la création de cimetières hors des centres-villes au XIXe siècle.