Construction de la lanterne XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la lanterne des morts, transformée plus tard en calvaire.
1894
Découverte des caveaux
Découverte des caveaux 1894 (≈ 1894)
Fouilles révélant des caveaux et des artefacts lors de travaux de terrassement.
1917
Classement historique
Classement historique 1917 (≈ 1917)
La croix et ses caveaux sont classés monuments historiques.
2020
Démontage du calvaire
Démontage du calvaire 2020 (≈ 2020)
L'édicule du calvaire est démonté pour des raisons de conservation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de cimetière et caveaux du XIIIe siècle : classement par arrêté du 2 juin 1917
Origine et histoire
La croix de cimetière de Plaisance est un calvaire situé dans le cimetière de la commune de Plaisance (Vienne), en Nouvelle-Aquitaine. Elle provient d'une lanterne des morts érigée au XIIIe siècle, dont la fonction précise, comme pour d'autres lanternes de ce type, fait l'objet d'hypothèses (phare pour les voyageurs, enseigne signalant le cimetière, fanal lié aux morts). À une date inconnue, une grande partie de la lanterne fut détruite et l'édicule transformé en calvaire par l'adjonction d'une croix en fer. Lors de travaux de terrassement en 1894, des caveaux furent découverts sous l'édicule. La croix et ses caveaux furent classés au titre des monuments historiques par arrêté du 2 juin 1917. En 2020, l'édicule du calvaire a été démonté pour des raisons de conservation et n'est plus visible du public.
L'édicule repose sur un massif carré en appareil irrégulier d'environ deux mètres de hauteur, attribué à l'origine du fanal (XIIIe siècle). Le socle de pierre conserve un autel orienté à l'est et, sur le côté nord, la base d'une porte taillée permettant d'accéder à la colonne creuse de la lanterne. Lors des fouilles de 1894, une dalle sculptée était présente sur la façade ouest : longue de 1,67 mètre, large de 52 centimètres et épaisse de 26 centimètres, elle porte la gravure d'une croix pattée encadrée d'une baguette apparente, dont la fonction paraît davantage votive que strictement fonctionnelle.
Le caveau mis au jour en 1894 est un caveau-pourrissoir contenant, à l'ouverture, deux squelettes accompagnés de vases en terre cuite et des ossements correspondant à sept autres individus. Il se compose de cinq murs d'environ 50 centimètres d'épaisseur, qui délimitent deux compartiments de 2 mètres de longueur et 1,19 mètre de hauteur, équipés à mi-hauteur de dalles transversales destinées à étendre les corps pendant leur décomposition. Ce caveau a vraisemblablement été utilisé par les religieux du prieuré Notre-Dame, qui recueillaient ensuite les ossements, éventuellement considérés comme reliques à caractère sacré.