Frise chronologique
XIe siècle (hypothèse)
Statuette ancienne sur la base
Statuette ancienne sur la base
XIe siècle (hypothèse) (≈ 1150)
Mentionnée dans un dessin conservé.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Période estimée de la croix monolithe.
28 juin 1972
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 juin 1972 (≈ 1972)
Arrêté de protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de cimetière (ancienne) au chevet de l'église (cad. B 1004) : classement par arrêté du 28 juin 1972
Personnages clés
| Vierge - Figure sculptée |
Représentée sous la traverse de la croix. |
| Saint-Jean - Figure sculptée |
Représenté sous la traverse de la croix. |
Origine et histoire
La croix de cimetière de Saint-Étienne-le-Molard est un monument en granite datant du XIIe siècle, de section cruciforme avec des cavets aux angles. Elle mesure 206 cm de hauteur et présente des faces avant et arrière ornées de pommetés et de bas-reliefs. Sous la traverse, deux personnages sculptés en saillie, la Vierge et Saint-Jean, sont visibles, avec un décor en bas-relief au revers. Le fût repose sur une base trapézoïdale elle-même posée sur une tablette et un socle maçonné, ces derniers étant postérieurs à la construction initiale.
Cette croix, probablement à l'origine monolithe, a subi des restaurations. Un dessin conservé à la Diana montre une statuette ancienne (peut-être une Vierge du XIe siècle selon l'auteur du dessin) sculptée sur l'ancienne base. Classée Monument Historique par arrêté du 28 juin 1972, elle est aujourd’hui propriété de la commune et située au chevet de l'église (cadastre B 1004).
La localisation de la croix, à l’adresse approximative 1 Place de l'Église, est estimée avec une précision médiocre (note 5/10). Son rôle initial, comme croix de chemin ou de cimetière, reflète son importance symbolique et religieuse dans la communauté médiévale locale. Les sculptures de la Vierge et de Saint-Jean soulignent son lien avec la tradition chrétienne de l’époque, où ces représentations servaient à la fois de repère spirituel et de support pédagogique pour les fidèles.
Les éléments architecturaux, comme le décor en bas-relief et la structure en granite, sont caractéristiques de l’art roman auvergnat du XIIe siècle. La restauration ultérieure de la base et du socle indique une volonté de préservation, bien que ces ajouts altèrent partiellement l’authenticité originale du monument. Aujourd’hui, la croix reste un témoignage matériel de l’art funéraire et religieux médiéval dans la région.