Frise chronologique
1732
Érection de la croix
Érection de la croix
1732 (≈ 1732)
Commandée par Yves-Guillaume Glais de la Villeblanche.
10 juillet 1735
Inhumation du commanditaire
Inhumation du commanditaire
10 juillet 1735 (≈ 1735)
Corps enterré au pied de la croix.
22 mars 1930
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
22 mars 1930 (≈ 1930)
Ajout à l’Inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église Saint-Thélo, en totalité, figurant au cadastre section D parcelle n° 492 : inscription par arrêté du 6 septembre 2021
Personnages clés
| Yves-Guillaume Glais de la Villeblanche - Marchand de toile et commanditaire |
Fait ériger la croix en 1732. |
Origine et histoire
La croix de cimetière de Saint-Thélo, aussi appelée calvaire, est un monument en granit érigé au XVIIIe siècle. Elle repose sur un socle à volutes orné de pots à feu, lui-même posé sur une base triangulaire à ressauts. Un soubassement hexagonal à deux degrés en granite soutient l’ensemble. Ce calvaire, typique de l’architecture religieuse bretonne, illustre le savoir-faire des tailleurs de pierre locaux et l’importance symbolique des croix dans les cimetières à cette époque.
La croix est commandée en 1732 par Yves-Guillaume Glais de la Villeblanche, un marchand de toile de Saint-Thélo. En 1735, son corps est inhumé à ses pieds, alors que le monument se trouvait dans l’ancien cimetière de la paroisse. Ce lien entre le commanditaire et l’édifice reflète les pratiques funéraires et les marques de piété des élites locales. La croix est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 22 mars 1930, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Le monument s’inscrit dans un contexte plus large de développement urbain et religieux de la Bretagne du XVIIIe siècle. Les calvaires, souvent financés par des notables ou des confréries, servaient de repères spirituels et sociaux dans les bourgs. La maison construite par Yves-Guillaume Glais la même année que son inhumation (1735) témoigne de son statut aisé et de son investissement dans la vie communale. Aujourd’hui, la croix reste un symbole du patrimoine funéraire breton, propriété de la commune de Saint-Thélo.