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Croix de cimetière ou calvaire de Saint-Thélo en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine religieux Croix Croix de cimetière

Croix de cimetière ou calvaire de Saint-Thélo

    1 Le Bourg
    22460 Saint-Thélo
Propriété de la commune
Croix de cimetière ou calvaire de Saint-Thélo
Croix de cimetière ou calvaire de Saint-Thélo
Croix de cimetière ou calvaire de Saint-Thélo
Croix de cimetière ou calvaire de Saint-Thélo

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1732
Érection de la croix
10 juillet 1735
Inhumation du commanditaire
22 mars 1930
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’église Saint-Thélo, en totalité, figurant au cadastre section D parcelle n° 492 : inscription par arrêté du 6 septembre 2021

Personnages clés

Yves-Guillaume Glais de la Villeblanche - Marchand de toile et commanditaire Fait ériger la croix en 1732.

Origine et histoire

La croix de cimetière de Saint-Thélo, aussi appelée calvaire, est un monument en granit érigé au XVIIIe siècle. Elle repose sur un socle à volutes orné de pots à feu, lui-même posé sur une base triangulaire à ressauts. Un soubassement hexagonal à deux degrés en granite soutient l’ensemble. Ce calvaire, typique de l’architecture religieuse bretonne, illustre le savoir-faire des tailleurs de pierre locaux et l’importance symbolique des croix dans les cimetières à cette époque.

La croix est commandée en 1732 par Yves-Guillaume Glais de la Villeblanche, un marchand de toile de Saint-Thélo. En 1735, son corps est inhumé à ses pieds, alors que le monument se trouvait dans l’ancien cimetière de la paroisse. Ce lien entre le commanditaire et l’édifice reflète les pratiques funéraires et les marques de piété des élites locales. La croix est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 22 mars 1930, reconnaissant sa valeur patrimoniale.

Le monument s’inscrit dans un contexte plus large de développement urbain et religieux de la Bretagne du XVIIIe siècle. Les calvaires, souvent financés par des notables ou des confréries, servaient de repères spirituels et sociaux dans les bourgs. La maison construite par Yves-Guillaume Glais la même année que son inhumation (1735) témoigne de son statut aisé et de son investissement dans la vie communale. Aujourd’hui, la croix reste un symbole du patrimoine funéraire breton, propriété de la commune de Saint-Thélo.

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