Frise chronologique
2e quart XVIIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
2e quart XVIIe siècle (≈ 1737)
Période d'édification estimée du monument.
19 octobre 1972
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
19 octobre 1972 (≈ 1972)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de cimetière (cad. D 332) : inscription par arrêté du 19 octobre 1972
Origine et histoire
La croix de cimetière de Ronno, datée du 2e quart du XVIIe siècle, est un exemple de croix hosannière, un type de monument funéraire répandu entre les XIIe et XVIe siècles, principalement dans l'ouest de la France. Ces édifices, souvent associés à des fosses communes ou des ossuaires, se distinguent par leur structure monumentale, pouvant atteindre 10 mètres de hauteur, avec une colonne cylindrique surmontée d'une croix. Leur présence est particulièrement marquée en Poitou, Charentes, Gironde, Dordogne, Auvergne, Bretagne et Normandie.
Le terme hosannière pourrait provenir de l'exclamation hébraïque Hosanna, liée au dimanche des Rameaux. Dans certaines régions, comme le sud des Deux-Sèvres ou le Limousin, des branches de buis sacré (hosanne ou ozanne) étaient déposées au pied de ces croix lors de cette fête. Ces monuments, parfois nimbés comme en Auvergne ou sur le littoral cauchois, sont souvent confondus à tort avec des croix celtiques.
La croix de Ronno, inscrite comme Monument Historique par arrêté du 19 octobre 1972, s'inscrit dans cette tradition. Bien qu'il n'existe pas d'inventaire exhaustif, environ une centaine de ces croix subsistent en France. Leur rôle était à la fois religieux, commémoratif et pratique, marquants souvent les cimetières ou les lieux de rassemblement communautaire. Ces édifices reflètent les pratiques funéraires et les croyances locales de l'époque moderne.
En Auvergne-Rhône-Alpes, où se situe Ronno, ces croix sont moins nombreuses qu'en Nouvelle-Aquitaine ou en Pays de la Loire, mais elles témoignent de la diffusion de ce type de monument au-delà de son cœur historique. Leur préservation, comme celle de Ronno, permet d'étudier l'évolution des rites funéraires et de l'architecture religieuse entre le Moyen Âge et l'époque moderne.