Frise chronologique
1445
Construction de la croix
Construction de la croix
1445 (≈ 1445)
Érigée par Nicolas Louve, échevin de Metz.
29 juillet 1896
Classement monument historique
Classement monument historique
29 juillet 1896 (≈ 1896)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1940
Endommagement par un camion militaire
Endommagement par un camion militaire
1940 (≈ 1940)
Dégâts majeurs pendant la Seconde Guerre mondiale.
1981
Restauration complète
Restauration complète
1981 (≈ 1981)
Travaux financés par Vany et Vantoux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de Louve, près de Villers-l'Orme : classement par arrêté du 29 juillet 1896
Personnages clés
| Nicolas Louve - Échevin de Metz et commanditaire |
A fait ériger la croix en 1445. |
Origine et histoire
La Croix de Louve, aussi appelée Croix aux trois jambes, est une croix monumentale située à Vany, dans le département de la Moselle (Grand Est). Érigée en 1445 par Nicolas Louve, échevin de Metz, elle se distingue par sa structure tétraédrique soutenue par trois piliers, lui valant son surnom. Chaque angle du toit est orné d’une gargouille, ajoutant à son caractère architectural remarquable. Classée monument historique en 1896, elle servait de point d’arrêt lors des pèlerinages à Sainte-Barbe et était un objet de dévotion pour les jeunes filles et femmes en âge d’avoir des enfants.
En 1940, un camion militaire endommagea gravement la croix, mais elle ne fut entièrement restaurée qu’en 1981, grâce à l’intervention des communes de Vany et Vantoux. Ce monument illustre à la fois l’art religieux médiéval tardif et l’importance des symboles de protection et de fertilité dans les traditions locales. Son architecture, avec son toit à quatre pans et ses gargouilles, reflète les influences gothiques de l’époque, tout en marquant le paysage culturel de la Lorraine.
La Croix de Louve incarne aussi le lien entre patrimoine matériel et pratiques spirituelles, ayant survécu à des siècles de transformations sociales et politiques. Son classement précoce en 1896 souligne sa valeur historique, tandis que sa restauration tardive au XXe siècle témoigne de l’attachement des communautés locales à préserver leur héritage. Aujourd’hui, elle reste un symbole de la Moselle, intégré aux itinéraires touristiques et aux bases de données patrimoniales comme Mérimée.