Frise chronologique
2e moitié XVIe siècle - début XVIIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
2e moitié XVIe siècle - début XVIIe siècle (≈ 1704)
Période estimée d'édification du monument.
15 juillet 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 juillet 1997 (≈ 1997)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La croix de cimetière (cad. ZC 60) : inscription par arrêté du 15 juillet 1997
Origine et histoire
La croix du cimetière de Civria se situe dans le hameau de Civria, dépendant de la commune de Val Suran en Bourgogne-Franche-Comté. Ce monument Renaissance, daté de la seconde moitié du XVIe siècle ou du début du XVIIe, se distingue par son architecture caractéristique : un socle carré mouluré supporte une colonne octogonale surmontée d’un croisillon fleuronné. L’iconographie double, typique de l’époque, représente une Crucifixion avec la Vierge et Saint-Jean à l’ouest, et une Vierge à l’Enfant à l’est. Ce type de croix, fréquent dans les cimetières ruraux, illustre l’art religieux post-Renaissance mêlé aux traditions locales.
Civria est un hameau emblématique de la Petite Montagne jurassienne, marqué par des fermes traditionnelles, un château, une chapelle avec son cimetière, et une fontaine-lavoir. La croix, classée Monument Historique par arrêté du 15 juillet 1997, s’inscrit dans cet ensemble patrimonial rural. Son style reflète l’influence des ateliers locaux, où l’art sacré se mêle aux savoir-faire artisanaux de la région. La précision de sa localisation reste médiocre (niveau 5/10), mais son ancrage dans le paysage culturel de la Petite Montagne est indéniable.
La protection de la croix (cadastre ZC 60) souligne son importance historique et artistique. Propriété de la commune, elle témoigne de la piété et de l’organisation communautaire des XVIe et XVIIe siècles dans le Jura. Les cimetières, souvent adjacents aux chapelles comme ici, servaient de lieux de rassemblement et de mémoire collective. L’iconographie double – Crucifixion et Vierge à l’Enfant – symbolise à la fois la souffrance rédemptrice et l’espoir, thèmes centraux de la dévotion rurale de l’époque.