Frise chronologique
1764
Construction de la croix
Construction de la croix
1764 (≈ 1764)
Érection dans le cimetière de Grosne.
1844
Ajout du Christ en métal
Ajout du Christ en métal
1844 (≈ 1844)
Comémoration d'une mission religieuse.
7 juillet 1989
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
7 juillet 1989 (≈ 1989)
Protection officielle du monument original.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du cimetière, à l'exclusion du Christ en métal qu'elle porte (cad. ZA 94) : inscription par arrêté du 7 juillet 1989
Personnages clés
| Saint Paul - Apôtre représenté sur la croix |
Figure sculptée avec évangile et épée. |
| Saint Pierre - Premier évêque de Rome |
Représenté avec les clés du paradis. |
Origine et histoire
La Croix du cimetière de Grosne est une croix monumentale érigée en 1764 dans le cimetière attenant à l'église Saint-Paul, au centre du village de Grosne. Ce monument, typique de l'art religieux du XVIIIe siècle, se distingue par son piédestal mouluré, sa corniche et un médaillon ovale gravé du millésime de construction. Le croisillon, richement sculpté, présente sur sa face avant une représentation de l'apôtre Paul tenant son évangile et l'épée de son martyre, tandis que le verso montre saint Pierre, premier évêque de Rome, avec les clés du paradis. Un Christ en métal, ajouté en 1844, commémore une mission religieuse et masque partiellement cette dernière figure.
La croix a été inscrite au titre des monuments historiques le 7 juillet 1989, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et artistique. Elle symbolise la protection des défunts, une fonction courante pour les croix de cimetière à cette époque. Le monument est propriété de la commune de Grosne, située dans le département du Territoire de Belfort, en région Bourgogne-Franche-Comté. Son emplacement précis, 2 Rue de la Fontaine, et son état de conservation reflètent son importance dans le paysage local et l'histoire religieuse de la communauté.
Les éléments protégés par l'inscription de 1989 excluent le Christ en métal de 1844, soulignant l'intérêt porté à la structure originale du XVIIIe siècle. La croix s'inscrit dans une tradition architecturale chrétienne où les monuments funéraires servaient à la fois de repères spirituels et de marques d'identité collective. Son iconographie, centrée sur les figures de saint Paul et saint Pierre, renvoie aux fondements de la foi catholique et à leur rôle dans la diffusion du christianisme.