Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de réalisation estimée d'après son style.
27 février 1946
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
27 février 1946 (≈ 1946)
Reconnaissance officielle de sa valeur patrimoniale.
Début XXe siècle
Description par Paul Banéat
Description par Paul Banéat
Début XXe siècle (≈ 2004)
Témoignage historique sur son décor d'origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du XVIe siècle du nouveau cimetière (cad. C 190) : inscription par arrêté du 27 février 1946
Personnages clés
| Paul Banéat - Historien local |
A décrit la croix en 1900 dans son ouvrage. |
Origine et histoire
La croix du cimetière de Saint-Erblon est un calvaire en granite datant du XVIe siècle, situé dans le cimetière à l’ouest du bourg de Saint-Erblon, en Ille-et-Vilaine. Ce monument, typique de l’architecture chrétienne bretonne, se distingue par sa hampe et ses bras ornés de motifs végétaux, ainsi que par un Christ en croix sur l’une de ses faces, tandis que l’autre face porte un écu. Son style, notamment l’archivolte en arc brisé surbaissé abritant la tête du Christ et les pinacles à crochets, évoque les influences gothiques tardives encore présentes à cette époque.
La croix a été inscrite au titre des monuments historiques le 27 février 1946, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. D’après les descriptions historiques, comme celle de Paul Banéat au début du XXe siècle, son décor était autrefois plus visible, avec des fleurons et des sculptures aujourd’hui en grande partie érodés. Seul le Christ en croix reste clairement identifiable. Ce type de croix, souvent érigé dans les cimetières bretons, servait à la fois de symbole religieux et de repère pour les processions ou les rassemblements communautaires.
Propriété de la commune de Saint-Erblon, la croix est localisée précisément à l’adresse 14 Rue du Champ Mulon, bien que sa localisation GPS soit jugée de précision médiocre (niveau 5/10). Les sources disponibles, notamment Wikipedia et Monumentum, soulignent son importance comme témoignage de l’art funéraire breton de la Renaissance, marqué par la transition entre le gothique et les premières influences de la Renaissance française. Son état actuel, bien qu’altéré, permet encore d’apprécier les techniques de taille du granite et les motifs décoratifs caractéristiques de l’époque.