Frise chronologique
1788
Construction de la croix
Construction de la croix
1788 (≈ 1788)
Date gravée sur le monument
11 août 1975
Classement monument historique
Classement monument historique
11 août 1975 (≈ 1975)
Arrêté de protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du cimetière (cad. A 174) : classement par arrêté du 11 août 1975
Personnages clés
| E. Vesque - Artisan ou commanditaire présumé |
Signature gravée *« m'a faitte »* |
Origine et histoire
La croix du cimetière de Saint-Pierre-de-Mailloc est un monument emblématique situé dans la commune éponyme, en Normandie. Datée de 1788, elle illustre l’architecture religieuse de la fin du XVIIIe siècle, avec un fût de style dorique et des extrémités de croisillons ornées de fleurs de lys. Une inscription gravée, « E. Vesque m'a faitte », atteste de son origine artisanale ou de son commanditaire, bien que les archives ne précisent pas l’identité exacte de ce dernier. Classée monument historique depuis le 11 août 1975, elle bénéficie d’une protection patrimoniale pour sa valeur artistique et historique.
La croix se dresse au sud de l’église paroissiale Saint-Pierre, dans l’enceinte du cimetière communal. Son emplacement, à proximité immédiate du lieu de culte, souligne son rôle symbolique dans la vie religieuse et mémorielle de la communauté. Les fleurs de lys, motifs récurrents, pourraient évoquer une influence royale ou noble, bien que le texte source ne l’explicite pas. La croix est aujourd’hui propriété de la commune, et son état de conservation semble lié à des efforts locaux de préservation, comme en témoigne son classement précoce au XXe siècle.
Le monument s’inscrit dans un contexte régional marqué par la transition entre Ancien Régime et Révolution française, période où les symboles religieux publics étaient encore fréquents dans les campagnes normandes. Les croix de cimetière, souvent érigées par des donateurs privés ou des paroisses, servaient à la fois de repère spirituel et de marqueur identitaire pour les villages. À Saint-Pierre-de-Mailloc, comme ailleurs en Basse-Normandie, ces édifices reflétaient aussi l’artisanat local, mêlant traditions gothiques tardives et influences classiques naissantes.