Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de réalisation du monument.
19 novembre 1910
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
19 novembre 1910 (≈ 1910)
Date officielle de protection du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du cimetière en pierre du XVIe siècle (cad. AC 44) : classement par arrêté du 19 novembre 1910
Personnages clés
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Origine et histoire
La croix du cimetière de Val d'Anast, également appelée croix de Saint-Hermin, est une croix monumentale située dans le cimetière de cette commune bretonne. Datée du XVIe siècle, elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 19 novembre 1910. Ce monument se distingue par son architecture unique : au lieu de branches traditionnelles, elle présente une surface rectangulaire divisée en quatre faces sculptées. Chaque face illustre une scène religieuse : le Christ en croix avec deux femmes priant à l’ouest, la Vierge à l’Enfant encadrée par deux anges à l’est, Saint-Rémy décapité au nord, et Saint-Pierre portant la tiare et les clefs au sud.
Le fût de la croix est de plan rectangulaire à pans coupés, et les sculptures sont abritées sous des arcades trilobées. Ce type de croix monumentale, typique de la Bretagne, servait à la fois de repère religieux et de symbole de piété publique dans les cimetières. La croix est aujourd’hui propriété de la commune de Val d’Anast, bien que les sources historiques la mentionnent parfois sous le nom de Maure-de-Bretagne, une commune voisine située dans le même département d’Ille-et-Vilaine.
L’iconographie de la croix reflète les croyances et les dévotions locales du XVIe siècle, période marquée par un renouveau artistique et religieux en Bretagne. Les scènes représentées, comme la Vierge à l’Enfant ou le Christ en croix, étaient destinées à rappeler aux fidèles les mystères de la foi chrétienne. La présence de saints comme Saint-Rémy et Saint-Pierre suggère une dévotion particulière à ces figures, peut-être liée à des traditions locales ou à des protections spécifiques invoquées par la communauté.