Frise chronologique
début XVIe siècle
Premier plan connu
Premier plan connu
début XVIe siècle (≈ 1604)
Pont partiellement démoli, une arche debout.
1610
Décision de réparation
Décision de réparation
1610 (≈ 1610)
Lancement des travaux de restauration.
1613
Expertise de Capmartin
Expertise de Capmartin
1613 (≈ 1613)
Doutes sur les fondations, propositions techniques.
1621
Fin des travaux majeurs
Fin des travaux majeurs
1621 (≈ 1621)
Pose des parapets et pavage.
27 avril 1948
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
27 avril 1948 (≈ 1948)
Protection officielle du pont.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont-Rouge (ancien) : inscription par arrêté du 27 avril 1948
Personnages clés
| Dominique Capmartin - Maître des Réparations royales |
Expertise des fondations en 1613. |
Origine et histoire
Le Pont-Rouge de Carcassonne, mentionné dès le début du XVIe siècle, apparaît sur un plan de l’époque partiellement démoli, avec une arche encore debout. Sa reconstruction fut engagée en 1610, après des siècles de dégradations, notamment dues aux crues du Fresquel. Les travaux, supervisés par les autorités royales, visaient à renforcer les fondations et à adapter la structure aux besoins croissants de circulation.
En 1613, Dominique Capmartin, maître des Réparations royales de la Sénéchaussée de Toulouse, alerta sur la fragilité des fondations, proposant des modifications pour contrer les inondations et allonger les rampes d’accès. Des vérifications confirmèrent la stabilité de la nouvelle pile, assise sur un socle rocheux. Les travaux se poursuivirent jusqu’en 1621, avec la pose des parapets et du pavage, tout en conservant la partie nord du pont, datant du début du XVIe siècle et évoquant le Pont Vieux de Carcassonne.
Au XIXe siècle, sous le Premier Empire, le tracé du canal des Deux Mers modifia le cours du Fresquel, détournant son lit et préservant ainsi l’ouvrage. Le pont, caractérisé par trois arches inégales et des piles à éperons, fut inscrit aux Monuments Historiques en 1948. Sa structure mêle des éléments médiévaux et des adaptations modernes, reflétant son évolution technique et son rôle dans l’histoire locale.
Aujourd’hui, le Pont-Rouge reste un témoignage des défis techniques et hydrauliques rencontrés par les ingénieurs des XVIe et XVIIe siècles. Sa localisation approximative, près de Saint-Pierre à Carcassonne, et son statut de propriété communale en font un patrimoine accessible, bien que peu documenté sur sa fréquentation actuelle.