Construction de la croix XVe siècle (≈ 1550)
Période de création du monument en granit.
1875
Déplacement de la croix
Déplacement de la croix 1875 (≈ 1875)
Transport vers son emplacement actuel.
11 juin 1964
Classement monument historique
Classement monument historique 11 juin 1964 (≈ 1964)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du Sénéchal (A non cadastré ; domaine public) : inscription par arrêté du 11 juin 1964
Personnages clés
Le sénéchal - Officier de justice médiéval
Tenait ses sessions sur ce monument.
L'artiste anonyme - Sculpteur de la croix
A signé en caractères gothiques breton.
Origine et histoire de la croix du Sénéchal
La croix du Sénéchal de Saint-Guen est un monument emblématique du XVe siècle, situé dans la commune de Saint-Guen, en Bretagne. Elle était initialement placée sur la route reliant Uzel à Mûr-de-Bretagne avant d’être déplacée en 1875 à son emplacement actuel, sur la place de la mairie. Ce monument en granit, de style architectural flamboyant, se distingue par son fût cylindrique surmonté d’un chapiteau et d’un crucifix à personnages. Le socle, doté d’un siège avec accoudoirs, servait de lieu où le sénéchal tenait ses sessions solennelles et procédait aux publications légales.
La croix présente des sculptures détaillées sur ses deux faces : l’une représente l’Enfant Jésus dans les bras de la Vierge, tandis que l’autre montre le Christ expirant entouré de Saint-Jean et de la Vierge. À sa base, les quatre Évangélistes sont figurés, et une signature en caractères gothiques et en breton est gravée sur la face nord. Ce monument, inscrit aux monuments historiques depuis le 11 juin 1964, témoigne de l’importance des croix de justice ou de sénéchal dans l’organisation judiciaire et sociale de la Bretagne médiévale.
La croix du Sénéchal illustre également le savoir-faire des artisans de l’époque, capables de travailler le granit avec précision pour créer des œuvres à la fois fonctionnelles et symboliques. Son déplacement en 1875 reflète les évolutions urbaines et les efforts de préservation du patrimoine local. Aujourd’hui, elle reste un symbole fort de l’histoire judiciaire et religieuse de la région, tout en étant un exemple remarquable de l’art gothique flamboyant breton.