Frise chronologique
limite XVe siècle - XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
limite XVe siècle - XVIe siècle (≈ 1550)
Période de transition artistique et historique.
12 décembre 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
12 décembre 1963 (≈ 1963)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du XVIe siècle, dans le cimetière du hameau de Sarsoux (cad. C 206p) : inscription par arrêté du 12 décembre 1963
Origine et histoire
La croix du XVIe siècle de Saint-Martial-le-Vieux est un monument historique classé, érigé à la limite des XVe et XVIe siècles. Elle se distingue par sa structure architecturale complexe : un socle cubique surmonté d’une table carrée aux bords chanfreinés, elle-même supportant un second socle en forme de tronc de pyramide. Le fût circulaire, posé sur une base carrée, est séparé de la croix par un nœud orné d’une baguette torique et de feuilles frisées. Les bras et le montant, cylindriques et renflés, forment un nimbe ajouré de quatre lobes, encadrant deux représentations sculptées : le Christ crucifié sur une face, et la Vierge à l’Enfant sur l’autre, abritée sous un gâble décoré d’un trèfle.
La croix est installée dans le cimetière du hameau de Sarsoux, sur la commune de Saint-Martial-le-Vieux (Creuse, Nouvelle-Aquitaine). Son inscription comme Monument Historique par arrêté du 12 décembre 1963 souligne sa valeur patrimoniale. Le décor végétal stylisé et les motifs religieux reflètent l’art funéraire de la fin du Moyen Âge, marqué par une transition vers les formes Renaissance. La précision de sa localisation est estimée médiocre (note 5/10), mais son emplacement dans un cimetière rural témoigne de son rôle initial, probablement lié à la dévotion locale ou à la commémoration.
Sur le plan iconographique, la croix combine des éléments traditionnels — comme la crucifixion et la Vierge à l’Enfant — avec des détails architecturaux innovants pour l’époque, tels que les redents formant un nimbe carré. Ces caractéristiques suggèrent une commande locale, peut-être liée à une famille ou une confrérie, bien que le texte source ne mentionne aucun commanditaire explicite. La console prismatique supportant la Vierge et le gâble tréflé ajoutent une dimension gothique tardive, tandis que les feuilles frisées évoquent un répertoire ornemental en évolution.
Propriété de la commune, la croix est aujourd’hui un vestige artistique et historique, illustrant les pratiques funéraires et religieuses de la Creuse à la charnière des XVe et XVIe siècles. Son état de conservation et son accessibilité (dans l’enceinte du cimetière) en font un témoignage tangible de l’art monumental limousin, souvent marqué par la pierre sculptée et les symboles chrétiens. Aucune information n’est disponible sur d’éventuelles restaurations ou sur son usage contemporain (visites, cultes).