Érection de la croix 1504 (≈ 1504)
Marque la limite de la peste.
25 février 1928
Classement monument historique
Classement monument historique 25 février 1928 (≈ 1928)
Inscrite à l’inventaire des MH.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle 1944 (≈ 1944)
Bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
années 1960
Installation définitive
Installation définitive années 1960 (≈ 1960)
Placée près de l’église par M. Guillou.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du XVIe siècle au confluent de la Scouhelle et du Scorff (cad. AB 10) : inscription par arrêté du 25 février 1928
Personnages clés
M. Guillou - Architecte urbaniste
Supervisa son installation en 1960.
Origine et histoire
La croix de Scouhel, située rue de la Libération à Caudan (Morbihan), fut érigée en 1504 pour marquer la limite de l’épidémie de peste qui frappait alors la région. Elle symbolisait une frontière protectrice contre la progression de la maladie. Son emplacement initial, au confluent de la Scouhelle et du Scorff, reflétait cette fonction sanitaire et spirituelle.
La croix fut partiellement détruite lors des bombardements de 1944, qui endommagèrent également l’église voisine. Après sa restauration, elle fut d’abord placée chez un particulier avant d’être restituée à la commune dans les années 1950. C’est dans les années 1960, sous l’impulsion de l’architecte urbaniste M. Guillou, qu’elle trouva sa place définitive près de l’église.
Classée monument historique le 25 février 1928, cette croix présente un fût écoté orné d’un écu armorié timbré d’un buste de femme couronné, ainsi que des représentations de la Vierge à l’Enfant, du Christ de Résurrection, et d’une Pietà. Ces éléments artistiques témoignent de son importance religieuse et mémorielle. Les armes de la famille Chefdubois y sont également gravées, suggérant un lien avec cette lignée locale.
Aujourd’hui, la croix reste un symbole du patrimoine breton, rappelant à la fois les épidémies du passé et la résilience des communautés face aux destructions modernes, comme celles de la Seconde Guerre mondiale.