Fondation de la chapelle 1373 (≈ 1373)
Chapelle fondée par les seigneurs de Perrier.
1645
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1645 (≈ 1645)
Agrandie après les conflits ducaux.
7 décembre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 7 décembre 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle de la croix.
1969
Déplacement temporaire
Déplacement temporaire 1969 (≈ 1969)
Transférée à Trédrez-Locquémeau.
1977
Réinstallation à Kermoroc'h
Réinstallation à Kermoroc'h 1977 (≈ 1977)
Retour à son emplacement d'origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La croix : inscription par arrêté du 7 décembre 1925
Personnages clés
Seigneurs de Perrier - Fondateurs de la chapelle
À l'origine de la chapelle en 1373.
Saint Yves - Saint breton représenté
Figure sculptée sur le socle.
Origine et histoire
La croix de Langoërat, classée monument historique depuis 1925, se dresse dans le village éponyme de la commune de Kermoroc'h, dans le département des Côtes-d'Armor. Ce calvaire du XVIIe siècle se distingue par sa position intermédiaire entre une simple croix de chemin et les grands calvaires bretons. Son socle porte les effigies des saints Pierre, Paul, André et Yves, tandis que la base de la croix représente des scènes de la Passion, accompagnées d'anges recueillant le sang du Christ. À l'avers, Dieu le Père domine le Christ en croix, et le fût arbore les instruments du supplice : pieds, mains et calice.
La croix s'inscrit dans un ensemble religieux incluant une chapelle fondée en 1373 par les seigneurs de Perrier, puis restaurée en 1645 après des dommages liés aux conflits entre le duc de Bretagne et le connétable de Clisson. Déplacée en 1969 à Trédrez-Locquémeau pour des raisons inconnues, elle fut réinstallée en 1977 à son emplacement d'origine, près de la chapelle de Langoërat. Ce monument illustre l'art religieux breton et son ancrage dans les traditions locales, mêlant dévotion et symbolisme sculptural.
L'œuvre, propriété de la commune de Kermoroc'h, témoigne de l'importance des calvaires dans la vie spirituelle et communautaire de la Bretagne du XVIIe siècle. Ces monuments servaient à la fois de repères religieux pour les pèlerins, de supports à la catéchèse en plein air, et de marques identitaires pour les villages. Leur iconographie riche, comme celle de Langoërat, reflétait les croyances populaires et les récits bibliques, tout en intégrant des figures locales vénérées, telles que saint Yves, patron des Bretons.
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